Monde

Un gouverneur américain veut exécuter les dealers par guillotine

Temps de lecture : 2 min

La solution (sérieuse?) de Paul LePage, gouverneur républicain du Maine, pour éviter un trop grand nombre d’overdoses d’héroïne: instaurer la guillotine sur le continent américain.

La discussion concernant l’introduction de la guillotine est plus sérieuse qu’il n’y paraît | Kevin Dooley via Flickr CC License by

Depuis quelques années, l’État du Maine aux États-Unis, à la frontière avec le Canada, connaît une terrible épidémie d’overdoses d’héroïne. En 2014, cinquante-sept personnes en sont mortes, sur une population totale d’un peu plus d’un million.

Le gouverneur républicain du Maine, Paul LePage, que le site Politico avait qualifié en 2014 de «gouverneur le plus fou des États-Unis», a avancé une idée pour résoudre cette crise: les exécutions publiques de dealers par guillotine.

«Exécutions publiques»

Alors que l’assemblée de l’État débat de propositions de loi visant à renforcer les peines de prison pour les trafiquants de drogue, LePage a expliqué à la radio locale WVOM que la peine de mort devrait être appliquée, rapporte CNN:

«Je crois que la peine de mort est appropriée dans les cas de gens qui tuent la population du Maine. Il faut passer à vingt ans, les garder jusqu’à ce qu’ils meurent. Honnêtement, il faut leur donner une injection des trucs qu’ils vendent.»

Avant de finir l’entretien avec le journaliste, il a continué sur sa lancée:

«Ce qu’il faudrait faire, c’est ramener la guillotine. On pourrait avoir des exécutions publiques...»

LePage, dont les parents sont Québécois, a terminé avec un clin d’œil sur ses origines:

Honnêtement, il faut leur donner une injection des trucs qu’ils vendent

Paul LePage Auteur sur WVOM

«J’aime bien l’histoire de France.»

Traitement humain

Le gouverneur, qui est soutenu par le Tea Party, est un habitué des blagues douteuses: en 2012, il avait comparé l’Internal Revenue Service, l’agence gouvernementale qui collecte l’impôt, à la Gestapo et aux nazis.

Ceci dit, la discussion concernant l’introduction de la guillotine, qui n’a jamais été utilisée aux États-Unis, est plus sérieuse qu’il n’y paraît. Comme le rappelle un article de Slate.com, en 1996, un législateur de l’État de Géorgie avait proposé une loi pour remplacer la chaise électrique par la guillotine, notamment pour faciliter le don d’organes des condamnés à mort.

Depuis que plusieurs exécutions par injection létale ont été particulièrement longues et douloureuses (notamment dans deux cas en Arizona et dans l’Oklahoma), certains commentateurs ont déclaré que la mort par guillotine constituerait un traitement plus humain. L’autre argument en faveur de ce type d’exécution est que la décapitation a quelque chose de tellement spectaculaire et choquant que cela ferait probablement reculer le soutien à la peine de mort.

Slate.fr

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