Santé

Faut-il parler en toute franchise en toute situation?

Temps de lecture : 2 min

L'auteur Tim Boomer vous enjoint à cesser immédiatement toute conversation anodine.

Their moment / Jonas Foyn Therkelsen via Flickr CC License By
Their moment / Jonas Foyn Therkelsen via Flickr CC License By

Récemment, dans le New York Times, l’auteur Tim Boomer plaidait pour la fin du «small talk», cette convention sociale qui consiste à parler de la pluie et du beau temps avec les gens qu’on rencontre la première fois afin d'éviter de plonger trop brusquement dans l’intimité de l’interlocuteur. À rebours de cet usage, l’auteur prône le remplacement du small talk par du «big talk», des conversations profondes sur le sens de la vie pour que chaque rencontre soit l’occasion de créer un lien fort et honnête avec l’autre. Par exemple, lors d’un premier rendez-vous, il conseille de poser une question comme: «Quel est l’amour le plus fort que vous ayez ressenti?»

Pour autant, écrit Alexandra Petri sur le Washington Post, dépasser l’hypocrisie certaine du bavardage superficiel revient à jouer avec un feu qu'on n'est pas sûr de pouvoir maîtriser. Car poser de but en blanc à un collègue, à un passant ou à une connaissance éloignée une question comme «Quand est-ce que vous avez été vraiment heureux pour la dernière fois?», déclenchera à n’en pas douter un choc émotionnel auquel l’interlocuteur n’est pas forcément préparé. Et au bout de quelques semaines de franchise radicale de ce type, la plupart des gens remettraient leur vie en question, car tous ne sont pas prêts à l’exercice d’introspection et d’honnêteté qu’impliquent de telles conversations.

Évitons donc de vouloir à tout prix accéder à de profondes vérités lors de chacune de nos interactions, écrit la journaliste: «Je suis à une question de réaliser que ma vie entière est un mensonge», souligne-t-elle: surtout si on la lui pose avant qu'elle ait déjeuné.

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