Monde

Pourquoi l’on stocke de la nourriture périssable avant une catastrophe naturelle

Temps de lecture : 2 min

Alors que la tempête de neige «Snowzilla» bloque le nord-est des Etats-Unis, beaucoup d'Américains ont fait le plein de pain et de lait.

Washington DC, le 23 janvier 2016, sous la neige. Joshua Roberts/REUTERS
Washington DC, le 23 janvier 2016, sous la neige. Joshua Roberts/REUTERS

C’est sûrement l’un des blizzards les plus impressionnants de l’histoire qui frappe actuellement le nord-est des Etats-Unis. Surnommée «Snowzilla», la tempête de neige Jonas a fait au moins neuf victimes, selon un premier bilan rapporté par Buzzfeed. Les images qui affluent sur internet permettent de prendre conscience de l’ampleur de la situation: circulation bloquée, pannes de courant, état d’urgence déclaré… Aujourd’hui, de nombreux citoyens sont tout simplement restés bloqués chez eux.

Et comme on ne sait pas combien de temps la tempête pourrait durer, un facteur très important rentre en jeu: le stock de nourriture. Comme le rapporte le site Quartz, la maire de Washington DC Muriel E. Bowser a demandé à ses concitoyens de faire des stocks de nourriture pour au moins 72 heures. «Dans des préparatifs classiques précédant une tempête, les gens auront tendance à chercher des œufs, du lait et du pain pour les aider à traverser ce temps si peu clément, écrit le site. Ces trois choses peuvent être trouvées sur n’importe quelle liste de course avant une tempête de neige, mais il n’y a aucune raison qu’elles y soient.»

En effet, le lait, en l’absence de courant électrique pour alimenter le frigo, va très vite périmer. Pareil pour le pain, qui n’apporte pas grand chose au corps humain en terme de nutriments et ne fera que durcir dans votre cuisine.

Mais pourquoi, quand le climat est exceptionnel, ressentons-nous le besoin d’acheter des choses complètement ordinaires? Sur le blog How Stuff Work, la psychologue Judy Rosenberg estime qu’il y a bien sûr des effets psychologiques bénéfiques à acheter des produits communs dans les supermarchés. «Acheter des choses périssables revient à dire que "la tempête sera bientôt finie et je ne serai pas enfermée dans cette situation pendant trop longtemps"», explique-t-elle avant d’ajouter qu’acheter ce genre de produits et faire comme si de rien n’était «nous fait nous sentir à l’aise, même si les circonstances sont dangereuses».

Dans ces circonstances, acheter du pain peut-être une bonne idée d'un point de vue psychologique, mais les haricots en conserve et les soupes seront de meilleurs alliés pour affronter des tempêtes comme la terrible «Snowzilla».

Slate.fr

Newsletters

À la veille de la probable élection de Bolsonaro, de sombres nuages planent sur Rio

À la veille de la probable élection de Bolsonaro, de sombres nuages planent sur Rio

Le Brésil reste le Brésil, même pendant les trois semaines séparant les deux tours de l'élection présidentielle. Mais cette fois, la tristesse a envahi les visages.

La seconde vie de nos objets personnels après notre mort

La seconde vie de nos objets personnels après notre mort

En mars 2015, sur un coup de tête, Norm Diamond s'est rendu à une première vente d'objets d'occasion chez un particulier. Au cours des quinze mois qui ont suivi, ce photographe a visité plusieurs centaines de ventes à Dallas (Texas), où il...

Au Canada, les vendeurs légaux de cannabis contournent la loi

Au Canada, les vendeurs légaux de cannabis contournent la loi

Si la vente et la détention de cannabis sont désormais autorisées au Canada, sa promotion reste interdite.

Newsletters