Économie

Non, travailler dans une start-up n’est pas toujours le paradis

Temps de lecture : 2 min

La réputation flatteuse des géants de la high-tech en matière de ressources humaines est en partie usurpée.

L1002393 / Guido van Nispen via Flickr CC License By
L1002393 / Guido van Nispen via Flickr CC License By

Les start-ups de l’économie numérique entretiennent leur réputation d’être des paradis pour leurs employés: nourriture gratuite de qualité, espaces de sieste ou de jeu, cours de yoga, services de garderie ou de conciergerie ou vacances illimitées, etc. C’est d’autant plus le cas quand ces entreprises grossissent et deviennent des géants du secteur high-tech, comme Facebook, Google ou Apple. Le service des ressources humaines de Google est d’ailleurs souvent cité en exemple pour sa politique de bien-être au travail.

Pourtant, souligne The Economist, un sondage effectué en 2015 auprès de 5.000 salariés a révélé qu’une minorité (19%) de ceux qui travaillent dans les entreprises du secteur étaient heureux au travail. Ils étaient aussi plus nombreux que les salariés d’autres secteurs à ne pas avoir de plan de carrière clair, à ne pas comprendre la vision de leur entreprise ou à avoir de mauvaises relations professionnelles avec leurs collègues.

Des «licornes» aux pieds d'argile

En tant que «méritocratie impitoyable», écrit The Economist, le secteur peut valoriser le salaire d’un grand ingénieur 10.000 plus que celui d’un salarié moyen mais, pour ceux qui ne sont pas considérés comme des talents exceptionnels, la situation est moins favorable. Mêmes réserves, poursuit le magazine, concernant les avantages financiers, comme les actions souvent proposées aux salariés quand les start-ups se fondent: elles doivent parfois dévaloriser ces parts, au détriment des salariés, pour garantir la rentabilité des parts des investisseurs. Et si, comme beaucoup le redoutent, la prochaine explosion de la bulle tech est pour bientôt, même les «licornes», ces fameuses start-ups qui ont atteint le milliard de dollar de valorisation, verront cette valeur fondre là encore au détriment des salariés.

Quant aux avantages offerts par les entreprises concernées, comme les célèbres vacances illimitées chez Virgin ou Netflix, elles sont bien souvent à double-tranchant: les salariés qui ont la liberté de prendre autant de vacances qu’ils le souhaitent hésitent souvent à en profiter, par peur de ne pas assurer les délais de leurs projets.

Slate.fr

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