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Et si la panne de Twitter était une bonne occasion pour quitter le réseau social?

Deux hommes tapotent devant le logo de Twitter | REUTEURS/Dado Ruvic

Deux hommes tapotent devant le logo de Twitter | REUTEURS/Dado Ruvic

Après une énième panne, la question d’échapper au brouhaha sur Twitter est plus que jamais d'actualité.

Comme nous vous l’avions évoqué ce mardi 19 janvier au matin, Twitter a subi une panne de grande ampleur pendant plusieurs heures, affectant de nombreuses zones à travers le monde. Il semblerait que les serveurs n’aient pas su encaisser la masse de tweets que des millions d’utilisateurs envoyaient à ce moment-là. Ce genre de panne est devenue une habitude et agace de nombreux internautes, qui ne peuvent même plus s’en plaindre sur leur compte Twitter.

Hasard du calendrier, le mardi 19 janvier était aussi le jour où deux journalistes du New York Magazine ont décidé de raconter pourquoi ils ont quitté ce réseau social, «plateforme pour l’oppresseur et l’opprimé».

Timeline en diagonale

Annie Lowery et Abraham Riesman ont décidé fin octobre de couper court à ce qu’il considéraient comme un triste pilier de leur vie, à savoir de dire au revoir à un réseau social qu’ils n’utilisaient que pour lire en diagonale leur timeline, promouvoir leurs articles ou suivre des événements d’actualité en direct. Mais, comme le précise Annie Lowery, c’était aussi une façon de mettre fin aux critiques constantes, allant de remarques sur sa grammaire à des comparaisons blessantes et sexistes:

«J’ai décidé de me laver les mains de tout ça quand j’ai écrit quelque chose à propos de la pauvreté et que j’ai fini par recevoir un tas de tweets et d’emails sales et sexistes, jour après jour. C’était impossible de me défendre, impossible de travailler, impossible de me concentrer, j’avais juste envie de quitter internet pour toujours.»

Il était donc plus facile pour eux d’ignorer ce flot de désagréments en quittant le réseau social au moins pendant un certain temps. Et l’expérience semble plutôt convaincante. «Cela n’a pas rendu les choses meilleures, mais cela ne les as certainement pas rendues plus mauvaises», estime son collègue.

Déconnexion difficile

Bien sûr, pendant cette période de diète, leurs usages se sont forcément tournés vers d’autres réseaux sociaux, comme Facebook ou Instagram. Riesman a lui aussi réalisé qu’il était difficile de déconnecter complètement:

«J’ai essayé d’écrire de façon détaillée dans un journal tous les soirs, mais beaucoup de ces écrits finissaient par parler du fait qu’il est difficile de se concentrer.»

«Parfois j’entends parler de quelque chose de stupide ou d’horrible qui est devenu viral sur Twitter, confie-t-il également, et j’ai un frisson en sachant que je n’étais pas là pour voir ça. Sérieusement, un frisson physique!»

«Sentiment de tranquillité»

Fin 2015, Forbes racontait aussi la nouvelle vie d’une auteure qui a décidé de quitter Twitter, Alexandra Franzen, qui confiait par la suite son soulagement:

«Une petite reculade au début, et puis… juste un merveilleux sentiment de tranquillité. Comment si quelqu’un avait enfin réparé le frigo bruyant qui bourdonnait en permanence dans mon esprit. Oh. Oui. C’est à ça que ressemble le silence.»

Là encore, même résultat. «J’ai passé plus de temps avec mon mari, concluait la journaliste de Forbes, j’ai couru des kilomètres en plus, j’ai lu des livres bien plus longs que 140 signes.» En revanche, elle était très heureuse de retrouver Twitter après cette période de désintox, en se promettant néanmoins de l’utiliser «comme une ressource, et pas comme un forum pour valider [son] existence».

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