Qui fait mieux que Microsoft Office?
Personne. Si les concurrents de la suite bureautique ne percent pas, c'est parce qu'ils sont gratuits.
- Un bonbon dans un emballage Microsoft Office, Sunfox, Flickr, CC -
Si vous possédez un ordinateur (et comme vous lisez cet article je suppose que c'est le cas), il y a de fortes chances pour que vous ayez utilisé Microsoft Office au moins une fois. Et si ça a duré plus d'une heure, il est fort probable que vous vous soyez à un moment ou à un autre franchement enervé dessus. Quand vous avez essayé d'insérer une image dans un document Word par exemple, ou pire, quand vous avez cherché un moyen plus simple de naviguer à l'intérieur des chapitres de votre roman ou votre thèse. Votre frustration a sans doute été telle que vous avez cherché une alternative - en vain. Pourquoi? Tout simplement parce qu'il n'y en a pas.
La raison à cela, et vous la connaissez déjà, c'est que Microsoft est très doué pour écarter toute compétition. A mesure que ses adversaires potentiels tombaient, Office asseyait le monopole de Microsoft. Et bien que la suprématie de Microsoft soit suffisante pour décourager d'office n'importe quel concurrent hypothétique, il y a une raison beaucoup moins évidente qui explique pourquoi personne n'a jamais réussi à voler la vedette à Office: la concurrence propose des alternatives gratuites.
N'importe qui s'intéressant un peu aux nouvelles technologies sait que pour chacune des tâches que l'on souhaite accomplir sur son ordinateur, il existe une solution gratuite; plus besoin de remplir les poches de Microsoft ou de qui que ce soit d'autre. Le logiciel gratuit le plus connu et le plus utilisé est bien sûr le navigateur Firefox édité par la Mozilla Foundation, une organisation à but non-lucratif qui propose aussi un client mail, Thunderbird, et un puissant logiciel de retouche d'images, GIMP. Et pour échapper aux griffes de Word et Excel, il y a Zoho et OpenOffice.org (oui, le .org fait partie de leur nom).
Open source
Tous ces programmes, comme la plupart des logiciels gratuits, sont «open-source», c'est-à-dire que leur code-source est accessible librement, offrant ainsi la possibilité aux développeurs du monde entier de le modifier et créer eux-mêmes de nouvelles versions - bien que parmi ces logiciels libres, les plus importants sont régulièrement vérifiés, mis à jour et améliorés par des dizaines de développeurs qui travaillent dessus depuis des années. Le mouvement open-source remonte au milieu des années 80, lorsqu'un programmeur et chercheur du nom de Richard Stallman a suggéré aux développeurs de partager leur code-source, affirmant que le modèle propriétaire «closed-source» les faisait perdre leur temps sur des problèmes déjà résolus par d'autres. Selon Stallman, donner libre accès au code-source d'un programme faciliterait grandement le développement de l'industrie logicielle.
Sans oublier cet argument imparable: les développeurs participant à ce genre de projet ne seraient évalués non plus seulement par leur patron selon le nombre de lignes de code écrites en une journée, mais aussi par leurs pairs qui pourraient ainsi jauger leur contribution à faire avancer la technologie. Même si le travail de Stallman lui-même pour développer un système d'exploitation open-source n'a pas réellement abouti, ses idées ont été entendues et adoptées par nombre de programmeurs.
Leurs efforts - souvent motivés par le désir de créer un logiciel révolutionnaire et obtenir la reconnaissance qui va de pair - ont donné des résultats incroyables. Certains logiciels open-source sont devenus des classiques; si vous utilisez encore Internet Explorer de Microsoft, il est temps de passer à Firefox. Il y a des tas d'autres programmes «libres» absolument géniaux et moins connus, comme par exemple le logiciel de montage audio Audacity. Et tout comme il existe un paquet de programmes payants médiocres, il y a beaucoup de logiciels open-source pas terrible-terrible.
Gratuit contre payant
Les logiciels libres les plus populaires sont généralement stables et constituent une bonne alternative à des programmes payants. Mais si ce qui est gratuit n'est pas forcément mauvais, ce n'est pas forcément génial non plus; et bien souvent c'est juste «pas mal». Ce qui nous ramène à la question de pourquoi il est si difficile de rivaliser avec Microsoft Office.
La suite bureautique OpenOffice.org est l'exemple parfait du logiciel libre «pas mal». On peut certes s'en servir pour plein de choses, et certains vous feront même remarquer que des fonctionnalités très spécifiques comme l'éditeur d'équations est meilleur sur OpenOffice que sur Microsoft Office. Mais globalement, OpenOffice est un clone tout juste passable des versions de Microsoft Office antérieures à 2007. Ses fonctionnalités les plus utilisées, comme le traitement de texte, souffrent des mêmes défauts insupportables qu'Office; tout ce que vous avez du mal à faire sous Word, vous aurez du mal à le faire avec OpenOffice. Le reste non plus n'est pas génial, il suffit d'essayer de créer un tableau ou un graphique avec le tableur d'OpenOffice pour s'en rendre compte.
La plupart des gens n'utilisent qu'une petite partie des fonctionnalités de Microsoft Office, et une majorité pourra se contenter d'OpenOffice.org. Mais à les comparer fonctionnalité par fonctionnalité, on a du mal à appréhender la plus grande faiblesse d'OpenOffice en tant que concurrent de Microsoft Office: son manque d'innovation. Il y a des milliers de façons d'améliorer une suite bureautique, non pas en y ajoutant des fonctionnalités mais en la rendant plus intuitive et plus simple à utiliser (allez donc voir à quoi ressemble Buzzword, le traitement de texte online d'Adobe). Même en essayant d'être un peu charitable envers OpenOffice, on ne peut que lui reprocher de copier l'offre Microsoft sans chercher à innover.
Sun MicrosystemsIl y a des raisons à cela, entre autre qu'à l'origine OpenOffice était StarOffice, un clone payant de Microsoft Office qui fut racheté par le constructeur informatique Sun Microsystems (JAVA), et qui devint par la suite open source pour jouir d'une diffusion la plus large possible, Sun ayant toujours été un féroce concurrent de Microsoft. Bien que le code-source soit librement accessible, la plupart des grosses modifications d'OpenOffice sont réalisées par des développeurs employés par Sun. Mais la majorité des meilleurs développeurs préfère travailler sur des applications audio ou vidéo, plus sexy qu'une suite bureautique, ou sur Firefox, qui ne cesse d'évoluer à une vitesse spectaculaire.
Malgré tout, à l'exception du moribond WordPerfect, OpenOffice est à peu près la seule alternative à Microsoft Office. Son point fort - et peut-être est-ce là son seul avantage - c'est sa gratuité. Mais pour n'importe quel autre concurrent potentiel souhaitant investir de l'argent dans une toute nouvelle alternative à Office, la gratuité est un cauchemar. La technologie évolue quand des gens développent des produits de plus en plus satisfaisants, mais le meilleur moyen de pousser le consommateur à essayer ces produits c'est encore de les vendre moins chers que le leader du secteur. Mais avec OpenOffice sur le marché, impossible.
De façon ironique, si l'on observe le marché des suites bureautiques, le mouvement du logiciel libre a plutôt aidé à étendre le quasi monopole de Microsoft. Richard Stallman avait raison de penser qu'une large communauté de programmeurs travaillant à développer le logiciel open-source pouvait faire avancer la technologie de manière plus efficace, mais il n'avait pas anticipé qu'un jour, les logiciels gratuits resteraient, tout comme les logiciels payants, bloqués au niveau «pas mal».
Postbox
Cela vaudra-t-il un jour le coup de tenter de développer une meilleure suite bureautique? Au début du mois, une petite startup de San Francisco appelée Postbox a lancé un nouveau client mail et décidé de façon totalement radicale de faire payer 40 dollars son logiciel. C'est beaucoup moins que le leader du marché, Microsoft Outlook, mais beaucoup plus que sa principale alternative, Mozilla Thunderbird, totalement gratuite et open-source. Postbox a en fait été développé avec une partie du code-source de Thunderbird, mais ses créateurs y ont ajouté des fonctionnalités qu'ils espèrent assez attrayantes pour que les gens aient envie de payer.
On peut considérer Postbox comme une sorte de galop d'essai pour une éventuelle alternative à Microsoft Office. Si ça marche, ce serait la preuve qu'avec un bon logiciel, il est tout-à-fait possible de concurrencer à la fois le quasi monopole de Microsoft et la popularité des logiciels gratuits. Si un meilleur client mail réussit à se vendre, pourquoi pas un meilleur tableur (oh oui s'il vous plaît!) ou un meilleur traitement de texte. N'espérons pas trop fort non plus; il y a peut-être une chance pour que des logiciels encore meilleurs et plus novateurs réussissent à se faire une place malgré la domination de Microsoft et le prix imbattable des logiciels gratuits, mais c'est loin d'être gagné.
Mark Gimein
Traduit par Nora Bouazzouni
Image de Une: Un bonbon dans un emballage Microsoft Office, Sunfox, Flickr, CC
Mis à jour le 17/10/2009 à 11h28











































Chez nous deux principes viennent encore faciliter la pénétration d'Office alors que l'immense majorité des utilisateurs ne l'utilisent que de façon basique.
Si vous êtes professionnel vous hésiterez longtemps avant de proposer à votre patron quelque chose d'aussi farfelu que du gratuit développé par on ne sait qui et tout un chacun peut modifier à sa guise ! Il y a quelques années un dicton circulait dans le milieu informatique : personne n'a jamais été viré pour avoir préconisé IBM il en est de même pour Microsoft aujourd'hui.
Chez les particuliers c'est la prime à l'ancienneté qui va jouer. Office c'est connu depuis longtemps, on le paye donc c'est sûr et Open Office est sûrement moins bien puisque gratuit, alors que là encore l'utilisation qui en est généralement faite est largement couverte par le logiciel gratuit. C'est le syndrome Wanadoo. C'est plus cher que les autres providers, moins performant techniquement mais l'image ''PTT'' joue encore et permet d'être largement leader du marché...
Les critiques sur Openoffice sont sans fondement. Je l'utilise depuis au moins 3 ans et je ne vois pas de différence avec Microsoft Office si ce n'est que l'exportation en PDF est inclue dans Open Office. Comment l'auteur peut-il dire en même temps "les gens utilisent peu de fonctionnalités d'Office, Open Office fait alors très bien l'affaire mais Open Office est moins bien qu'Office." La vérité c'est que Microsoft vit, avec des produits médiocres, de monopoles qu'il entretient. Je ne sais pas qui est ce M. Gimein mais il est probable qu'il n'utilise pas OpenOffice.
Vous ne développez pas iWorks, créé par Apple et concurrent direct de Microsoft Office. Pour 79 €, vous possédez Pages (concurrent de Word), Keynote (concurrent de PPT) et Numbers (concurrent de xls). Apple innove énormément, surtout avec Keynote, très puissant, intuitif et original. Cela fait 3 ans que je suis passé de Microsoft Office à iWorks, sur Mac bien-sur, et je me régale dans la créativité et la puissance qui accepte tous les formats sans jamais broncher.
Mais pour la compatibilité ? et bien c'est très simple, j'exporte tout simplement mes documents soit en PPT, PDF, Quicktime, HTML etc. Du no limit en quelque sorte. Certains de mes clients fonctionnant sur PC, m'ont demandé de leur fournir iWorks. Mais, attention, chasse gardée d'APPLE... quoique avec un peu de réflexion, cela pourrait être un super marché sur PC et concurrencer directement MO, à 79 €, cela vaut vraiment le coup.
A méditer...
Il existe un très grand nombre de logiciels ou services gratuits qui permettent de ne pas utiliser les produits packagés dans Microsoft Office. Il est tout à fait faux de laisser entendre que le gratuit empêche toute concurrence, c'est peut-être même le contraire, à tel point qu'il est bien difficile de faire son choix lorsqu'on essaye de faire ses choix en adoptant une démarche exhaustive à l'égard des outils gratuit. Si on prend le cas de Linux par exemple on peut vite se perdre à chercher la distribution qui nous conviendra le mieux tant il en existe, tant elles proposent de différences plus ou moins grandes, tant les débats entre lex communautés peuvent être acharnés. Au niveau des logiciels qui concurrencent Microsoft office c'est la même chose: on croule sous la diversité et OpenOffice est loin d'être la seule alternative même si elle est assez connue. Choisir le logiciel libre c'est souvent se retrouver devant un certain nombre de choix à faire et de responsabilités à prendre tandis que Microsoft vous empêche d'être un peu adulte (même dans l'utilisation, ceux qui ont gouté aux logiciels libres ont souvent envie de frapper les machines processées par des logociels microsoft, preuve en est qu'il est question de concurrence territoriale entre ces logiciels et leurs utilisateurs).
De manière générale, même si il existe encore des combats terribles (avec quelques coups sous la ceinture de la part de Microsoft) au niveau des formats, nous sommes en train d'être écrasé par le web et par le html. La conception de ce qu'est un document dans les outils Microsoft sera un jour marginalisée.
Voilà un bel article, bien long pour nous expliquer que Microsoft Office(R) est certes mauvais mais que les autres sont pires et en plus gratuits...
J'utilise OpenOffice depuis bien longtemps et j'en suis très content, je demande à ce genre de logiciel de pouvoir faire des lettres normales (pas besoin de 150 milles fonctionnalités), des graphiques (merci à OpenOffice Draw), des feuilles de tableurs pour différentes choses (compta personnelle, etc.). Et OpenOffice remplit ce rôle à la perfection.
Je l'utilise chez moi mais également sur mon lieu de travail où la majorité de mes collègues l'utilisent également.
J'ai un portable avec MS Office d'installé par défaut, mais je ne m'en sert absolument pas.
J'allais oublier : pour savoir si un logiciel perce, on peut faire des comparaisons de vente, mais vu que OpenOffice est gratuit et MS Office inclus par défaut sur pas mal d'installations, les jeux sont faussés...
La suite MS Office s'est surtout imposée parce qu'elle était facile à copier.
Fin des années 80 Word 5 de Microsoft avait du mal à faire sa place face à Wordperfect. Il en a été autrement dès les versions suivantes.
La suite sous Windows a non seulement permis de lancer Windows sur le marché (c'était quasiment le seul logiciel qui tournait sous le premier Windows) et comme le tout était "simplement" copiable c'est ce qui s'est installé partout dans les facs chez les particuliers etc.. Les formats .doc et .xls sont par la même occasion devenus des standards de fait. Aujourd'hui, bien des CV doivent être envoyés au format Word par exemple.
OpenOffice.org a surtout commencé à se faire un peu de place quand MSOffice 2003 est devenu difficile à copier et que des entreprises ont commencé à se faire gauler avec des logiciels copiés.
Mais bon... Cela ne change rien c'est ancré dans la culture et pour taper un courrier de 2O lignes il faut absolument Word, le seul moyen de se considérer soi même vraiment dans son emploi.
La suite bureautique entre dans la grande brouette que nous poussons en permanence devant nous et sans laquelle nous aurions effectivement des difficultés à être crédibles auprès des autres. Il faut le plus souvent avoir la gueule de l'emploi. Pour cela il faut un tél, une voiture, des fringues, un mobilier de bureau, une taille de bureau, une éventuelle place de parking, etc.. la brouette est si grande, enfin toutes ces choses qui doivent impérativement être de "valeur" cohérente entre elles.
OpenOffice.org pose des difficultés pour être déployé automatiquement sur des dizaines à quelques centaines de postes. En dessous il n'y a pas de problème pour installer poste après poste, et au dessus les jours passés à mettre en place l'automatisation du déploiement ne sont pas une gêne "visible".
Pour les mises à jour c'est extrêmement gênant. Les mises à jour de sécurité c'est maintenant au moins une fois par an.
Un exemple :
Etes vous prêts à envoyer une personne faire la mise à jour de 300 suites bureautiques au moins une à deux fois par an ?
Sachant qu'une installation moyenne c'est 45 à 60 minutes "tout compris" (prises de rdv avant, trajets, discussions de politesse, installations, tests avec le profil de l'utilisateur, éventuel compte rendu, etc...)
Heureusement nous sommes sauvés : les intérêts de l'entreprise passent souvent après... Vous avez eu peur ?
Fallait pas.
Cet article passe complètement à côté de la plaque… L'importance d'Openoffice est de proposer le format ouvert Open document qui permet non seulement de savoir ce qu'il y a réellement dans votre document, mais aussi d'archiver vos donner avec plus de pérennité : si Sun arrête le développement d'OpenOffice, d'autres pourront le reprendre, ou d'autres pourront faire un autre logiciel à même de parfaitement interpréter le format.
D'autre part, confondre logiciel libre et logiciel gratuit montre soit l'ignorance, soit la volonté de nuisance de l'auteur de cet article. L'importance de l'ouverture du code source est surtout de libérer l'utilisateur de l'éditeur logiciel. Le modèle économique du logiciel libre repose souvent, comme c'est le cas pour Sun, sur le service, par exemple d'assurer le déploiement sur les nombreux postes d'une entreprise. Mais cette entreprise aura toujours la possibilité de choisir un autre prestataire si le service n'est pas correctement assuré. L'importance du logiciel libre est de libérer l'utilisateur de l'intermédiaire technique.
Il est toujours bon de rappeler que la plupart des site internet reposent aujourd'hui sur des logiciels libres, car ils sont plus respectueux de l'usager, permettent une mutualisation du développement, et sont souvent plus performants.
Cela dit, Openoffice aurait sans doute pu se démarquer plus de la suite Microsoft, mais aurait-il eu le même succès, sachant que l'inertie des usages en matière de logiciel est très importante…
Mr. Mark Gimein , pas un mot sur iWorks, développé par Apple... Quand on connait les performances d'Apple en ce moment, quand on voit l'efficacité de leur outil, les prix, et la qualité de leurs templates (rien à voir avec les fichiers vieillots de MS), je me demande comment il est possible de pondre un article aussi long sans jamais effleurer le sujet.... Quelle déception !
Article plutôt intéressant, mais en fin de compte à côté de la plaque. Avant de se lancer sur un sujet, il faut le connaître mieux qu'en superficialité. Linux, Ubuntu, l'auteur a déjà entendu ces noms ?
Et pour en rester aux suites bureautiques, taper votre thèse avec MS Office/Openoffice (rendu horrible), et essayer avec LYX, vous verrez la différence (sans même parler des équations, de la stabilité dès qu'on tappe plus de 10 pages avec 5 figures...) : c'est celle entre un document amateur et un document digne d'être imprimé.
"Si les concurrents de la suite bureautique ne percent pas,..."
Soyons factuel, les spécialistes depuis 2007 donnent entre 6 et 20% de parts de marché suivant les usages et les études.
http://wiki.services.openoffice.org/wiki/Market_Share_Analysis
Hélas cet article montre une profonde méconnaissance du sujet.
La première qui me vient à l'esprit, c'est la confusion entre gratuit et libre. Depuis quand openoffice est-il gratuit ? OpenOffice est payé par la générosité des contributeurs bénévoles, mais aussi par le mécénat des uns et des autres.
En tant que développeur, cette confusion dans l'esprit du "consommateur" me dérange ; je travaille dans une SSII, et je suis payé pour le code que je produis. Cette rémunération me semble normale ! Le prix d'un logiciel, c'est son coût de développement et de maintenance ! On a coutume de dire que le logiciel libre est gratuit à partir du moment où il est payé : bref, le logiciel libre, c'est le juste prix du logiciel !
La différence entre l'industrie du logiciel libre et du logiciel propriétaire, c'est que pour le libre le client intervient en amont : le client paie pour un développement, pas pour avoir le droit d'utiliser un logiciel qu'il n'a pas payé et qui ne lui appartient pas, comme c'est le cas du logiciel propriétaire. Bref, un développement libre répond à un besoin, un développement propriétaire répond à un marché et fait suite à un investissement. Un modèle économique différent en somme.
Donc que l'on compare les fonctionnalités des logiciels Ooo et MSOffice d'accord, mais prétendre que cela s'explique par sa nature "gratuite", et d'en tirer un paragraphe "gratuit vs payant"... c'est juste une erreur monumentale.
Alors en attendant, pour qu'OpenOffice rivalise vraiment avec MSOffice, et devienne un jour meilleur (inexorablement, le code ouvert est fait pour être amélioré !) rien ne vous empêche de contribuer à ce projet. Si vous n'en êtes pas capables techniquement, payez-le : http://contributing.openoffice.org/donate.html . Vous serez ainsi convaincu qu'OpenOffice n'est pas gratuit, et que payer une licence de plusieurs centaines d'euros pour un logiciel usuel comme MSOffice à chacune de ses versions, c'est juste être victime d'une arnaque commerciale.
Allez, qui fera mieux que cet article ?
Outre le médiocre travail de journaliste, je tiens également à pointer du doigt le fait que ce site tourne, en ce moment-même, sous des logiciels libres :
http://searchdns.netcraft.com/?position=limited&host=http%3A%2F%2Fwww.slate.fr%2F
http://web-sniffer.net/?url=www.slate.fr&submit=Submit&http=1.1&gzip=yes&type=GET&uak=0
Un bon serveur LAMP (Linux, Apache, PHP, MySQL), quoi...
C'est pas la première fois qu'on voit passer du publi-rédactionnel sur Slate. Mais c'est toujours aussi désagréable.
La personne qui est soit disant un journaliste, parle visiblement d'un sujet qu'elle ne connaît pas. Pire elle n'a même pas prit le temps de se renseigner un minimum et de faire un véritable travail de journalisme sur thème évoqué.
Demain vous nous faites quoi ? Windows Seven le meilleurs OS de tout les temps ? Bill Gates le dieux vivant ? Microsoft la meilleurs entreprise du monde ?
A non suis-je bête vous préférez attaquer les concurrents avec des argumenta fallacieux. Vraiment décevant.
Pour plus de détails voir la fiche LibreOffice sur Wikipedia.