Allemagne

À Cologne, le 31 décembre, une femme a été secourue par un groupe de migrants

Temps de lecture : 2 min

Une Américaine a témoigné de sa nuit de la Saint-Sylvestre dans le New York Times.

Cologne le 16 janvier I REUTERS/Wolfgang Rattay
Cologne le 16 janvier I REUTERS/Wolfgang Rattay

On l'a vu, la présence de migrants parmi les agresseurs de la nuit de la Saint-Sylvestre qui a dégénéré à Cologne a gêné de nombreux hommes politiques et militants. C'est un des facteurs qui a pu expliquer que l'ampleur de la violence de cette soirée ait mis du temps à émerger. Si la volonté de ne pas faire d'amalgame est louable, elle ne peut mener à occulter les faits. Encore faut-il les entendre dans toute leur complexité.

Ce vendredi, Caitlin Duncan, une étudiante originaire de Seattle aux États-Unis, a confié son témoignage sur cette nuit-là au New York Times. Au milieu de la foule, le 31 décembre à Cologne, elle s'est retrouvée séparée de son petit ami allemand. Plusieurs hommes l'ont encerclé avant de la bousculer sans doute pour lui faire les poches et de se prêter à des attouchements. Si la police était trop débordée pour lui venir en aide, elle a pu compter, raconte-t-elle, sur l'aide d'un groupe de migrants.

«Je n'avais pas vu que d'autres femmes étaient dans le même cas»

Un des hommes s'est présenté comme Hesham Ahmad Mohammad, originaire d'Alep en Syrie. Avec ses amis, il propose à la jeune femme âgée de 27 ans de lui payer le taxi jusque chez ses beaux-parents ou de lui prêter un téléphone. Caitlin Duncan leur demande alors de former un cercle autour d'elle pour se déplacer et retrouver son petit ami. Ce à quoi elle parvient après quelques minutes, soulagée. Ce n'est qu'une fois l'affaire sortie dans la presse qu'elle réalisera l'ampleur de ce qui s'était passé. «Je n'avais pas vu que d'autres femmes étaient dans le même cas que moi.»

Hesham Ahmad Mohammad, un ex-instituteur qui a fui la guerre civile en 2014, s'est également confié au New York Times par téléphone. Pour lui, les débordements du 31 sont le fait de «mauvais garçons» qui avaient bu et fumé de la marijuana avant de disjoncter. «Toute la journée, aux infos, on entend que les réfugiés sont de mauvaises personnes, qu'ils doivent rentrer chez eux. Ça me rend triste. On sait qu'il y a de mauvaises graines, des personnes mal intentionnées. Mais ceux qui se comportent comme il faut, les gens biens, on en entend jamais parler.»

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