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En 1995, le New York Times prédisait l'extinction de l'ordinateur portable

Temps de lecture : 2 min

L’ordinateur portable n'était qu’une «lubie» passagère selon le quotidien new-yorkais.

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En 1995, le journaliste Eric Sandberg-Diment prédisait dans le New York Times l’extinction des ordinateurs portables:

«Il y a deux ans, sur mon vol à destination Las Vegas pour assister au Comdex, le salon de l’informatique, le tiers voire la moitié des passagers sortait un ordinateur portable, prétendûment pour travailler, mais plus probablement pour montrer leur capacité à suivre la dernière lubie. L’année dernière, seulement quelques-uns de ces ordinateurs étaient posés sur les plateaux repas. Cette année, chacun d’entre eux a remplacé l’ordinateur par une cannette de bière ou un traditionnel mixed drink. Le rêve de l’ordinateur portable n’était-il alors qu’une illusion?»

Il s’est considérablement trompé: la popularité des ordinateurs portables n’a fait qu’augmenter. Alors qu’en 1986 ils ne représentaient que 2% du marché mondial, en 2007, la vente d’ordinateurs portables a augmenté de 33% en une seule année.

La part de marché mondiale des constructeurs d’ordinateurs lors des dernières années.

L’année 2008 a marqué une première dans l’histoire de l’ordinateur portable. Pour la première fois, les ventes mondiales de «laptops» ont dépassé les ventes de «desktops»: 38.6 millions d’unités ont été vendues dans le premier trimestre, contre 38.5 millions d’ordinateurs fixes. Aux États-Unis, ce phénomène avait déjà eu lieu temporairement en 2005: pendant une semaine, les ventes d’ordinateurs portables avaient atteint les 53.3% de part de marché des ordinateurs, dépassant ainsi les desktops.

«Marché de niche»

Et la tendance se poursuit. Selon le site Worldometers, qui comptabilise le nombre d’ordinateurs portables vendus depuis le début de l’année en temps réel, près de 9 millions d’ordinateurs ont déjà été achetés depuis le 1er janvier 2016.

Nombre d’ordinateurs vendus en 2016 selon le site Worldometers | Capture d’écran faite le 14 janvier 2016

La raison de cette hausse des ventes d’ordinateurs portables est que «les gens ne s’assoient plus à leurs bureaux» affirmait en 2009 Richard Holway, directeur de TechMarketView, au Guardian. «En 2002 ou 2003, nous avons commencé à évoquer les appareils mobiles dotés d’internet. À l’époque, ces appareils n’étaient disponibles que sous la forme d’ordinateurs portables. Qui, j’aimerais vous le rappeler, pesaient autour de 3 kg […] et c’était ce qu’il y avait de plus pratiquer à transporter!»

Un constat décidément bien éloigné de celui d’Eric Sandberg en 1995, qui écrivait alors que «le vrai futur de l’ordinateur portable restera[it] dans les marchés de niche, très spécialisés. Parce que, même s’ils [devenaient] peu chers et toujours plus sophistiqués, [il n’arrivait] toujours pas à imaginer un utilisateur en ramener un avec lui en allant pêcher»). Reste que, les portables étant passés de 20 à 33% des ordinateurs au bureau entre 1999 et 2005 d’après le site Computer Economics, il avait vu juste sur l’importance qu’ils allaient acquérir en entreprise:

«Ces machines peuvent briller dans des domaines spécialisés: l’armée, l’Internal Revenue Service [agence du gouvernement des États-Unis qui collecte l’impôt sur le revenu et des taxes diverses; NDLR], la comptabilité ou le commerce.»

Slate.fr

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