Culture / Monde

Dans la version arabe de «The Voice Kids», deux petites irakienne et syrienne chantent contre la guerre

Temps de lecture : 2 min

Ghina Abou Hamdan et Mariana Hana, toutes deux victimes de la guerre, ont ému le monde arabe sur le plateau de «The Voice Kids».

Mirna Hanna, réfugiée irakienne au Liban, sur le plateau de «The Voice Kids» | Capture d’écran YouTube
Mirna Hanna, réfugiée irakienne au Liban, sur le plateau de «The Voice Kids» | Capture d’écran YouTube

Ghina Abou Hamdan est syrienne. Samedi 9 janvier, son interprétation d’«Atouna al Tofouli» («Donnez-nous l’enfance») sur le plateau de «The Voice Kids», émission de la chaîne saoudienne MBC 1, a été particulièrement touchante. La fillette, encouragée par sa famille en coulisse, s’est mise à pleurer. Elle avait dit vouloir dédier cette chanson aux enfants syriens, rapporte le Mail Online.


Initialement chantée en 1985 par la chanteuse libanaise Remi Bendali à seulement 6 ans, cette chanson est emblématique de l’enfance brisée par la guerre. À l’époque, le Liban était tiraillé par une guerre civile. Cette chanson avait lancé la carrière de Remi Bendali, issue d’une famille d’artistes.

La chanson originale chantée par Remi Bendali en 1985.

Une autre fillette, Mirna Hanna, a également ému lors de la diffusion de «The Voice Kids» en chantant un poème de la tradition populaire arabe dédié à l’amour. Réfugiée au Liban depuis sept mois, sa famille a dû fuir l’Irak après que «Daech a menacé de kidnapper Mirna», confie son père dans un reportage sur la petite irakienne diffusé lors de l’émission, qui ajoute avoir «tout quitté, même [son] travail pour [sa] fille».

Mirna a été retenue à «The Voice Kids» grâce à sa voix et sa volonté de «montrer au monde que l’Irak ne se résume pas à la guerre», affirme-t-elle.

Slate.fr

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