Culture / Monde

David Bowie était aussi un prince du hip-hop

Temps de lecture : 2 min

La star anglaise a reçu de nombreux hommages de chanteurs de hip-hop, comme Kendrick Lamar, Pharrell Williams ou Kanye West.

David Bowie lors d'un concert à Montreal, le 13 décembre 2003. REUTERS/ Shaun Best
David Bowie lors d'un concert à Montreal, le 13 décembre 2003. REUTERS/ Shaun Best

La mort de David Bowie a été l'occasion de voir à quel point il avait marqué le monde du rock et de la pop, avec des hommages d'artistes comme Madonna ou Iggy Pop. Mais ces témoignages se sont aussi élargis à des membres du hip-hop ou du R'N'B. Dans un tweet, Kendrick Lamar a souligné «l'esprit d'or» qu'était Bowie. Kanye West a également indiqué qu'il était «une de [ses] plus grandes inspirations, tellement intrépide, tellement créatif, il nous a donné de la magie pour toute une vie». Pharrell Williams a, lui, qualifié le natif de Brixton de «véritable innovateur».

Pour le Los Angeles Time, cet hommage se traduit également par une véritable influence qu'a pu avoir Bowie sur le hip-hop. Comme le souligne le quotidien et le magazine Vibe, David Bowie a vu beaucoup de ses musiques être samplées par des artistes comme Ice Cub et Jay-Z («Fame» qui a servi de sample pour «Alive on Arrival» ou «Takeover»), Puff Daddy («Let's Dance» pour «Been Around The World») ou encore Vanilla Ice («Under Pressure» pour «Ice Ice Baby»).

Des collaborations et des inspirations dans le hip-hop

D'ailleurs, ces samples se sont parfois transformés en collaboration. En 2001, Puff Daddy et Bowie enregistrent ensemble un morceau, «American Dream», pour la bande-originale du film Training Day, se remémore Trace FM. Le Los Angeles Time explique que si l'artiste britannique, sexuellement ambiguë, semblait venir «d'un tout autre monde que celui agressif et machisme souvent associé au hip-hop», les rappeurs et producteurs ont parfaitement compris l'importance d'un tel chanteur.

Après tout, note le LA Time, le hip-hop est un genre qui aime s'échapper des circonstances banales de la vie, «une composante clé du bagage de Bowie, si tant est qu'il y en ait eu un».

Et parfois, l'inspiration peut être réciproque. Le producteur Tony Visconti a déclaré, lors de la promotion de Blackstar, que lui et Bowie avaient écouté Kendrick Lamar en enregistrant l'album, rappelle Trace FM:

«Nous aimons le fait que Kendrick Lamar soit si ouvert d'esprit, et qu'il ne soit pas allé vers un pur album de hip-hop. Il a jeté plein de choses dedans, et c'est exactement ce que nous voulions faire.»

Slate.fr

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