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Tous accros aux réseaux sociaux?

Des groupes de soutien viennent en aide aux accros à Internet  | Michael Mandiberg via Flickr CC License by

Des groupes de soutien viennent en aide aux accros à Internet | Michael Mandiberg via Flickr CC License by

Une journaliste américaine raconte sa tentative de thérapie pour mieux gérer Facebook et Twitter dans sa vie.

«Je ne suis pas sûre d’avoir un problème. Bien sûr, j’utilise les réseaux sociaux tous les jours dans mon cadre professionnel. Bien sûr, j’ai déjà reçu quelques tweets peu polis (…) Mais ce n’est pas comme si j’étais vraiment accro!» Dans un article publié sur le site Fast Company, la journaliste Sarah Kessler raconte comment elle a pris part à une thérapie de douze semaines pour lutter contre l’addiction aux réseaux sociaux.

«Je pensais que cette thérapie ressemblerait aux Alcooliques anonymes. Avec un plan bien précis. (…) J’imaginais des exercices, des résolutions pour se retenir de poster pendant une certaine période et des directives sur comment utiliser les sites comme Facebook», écrit la journaliste. Pourtant, la thérapie était loin de ce qu’elle s’imaginait. Épaulée de Nicole Amesbury, une des chefs médecins du site Talkspace, qui met en connexion des spécialistes et des patients, elle se retrouve devant ce qu’elle qualifie de «journal interactif». Une sorte d’espace dédié dans lequel elle et sa thérapeute échangeaient régulièrement. Du moins, les premiers temps. «Durant les premières semaines, je racontais ma vie sur les réseaux sociaux. (…) La plupart du temps, ces anecdotes menaient à me questionner sur ma vie.» Pourtant, au bout d’un moment, elle commence à voir cette thérapie «comme un devoir». Elle décroche lentement, jusqu’à ne plus ouvrir Talkspace.

Les réseaux sociaux: une partie intégrante de notre vie

La dépendance à internet est un sujet de préoccupation qui monte. Aux États-Unis, des sites comme PsychGuides proposent une ligne d’assistance gratuite et accessible à tout moment. Ils donnent des conseils aux parents dont l’enfant serait atteint d’addiction, et proposent des solutions. 

«La dépendance à internet est souvent le résultat d’un manque de limite ou de responsabilité quant à son usage. Les stratégies les plus communes sont des thérapies cognitives et comportementales, des séances de soutien, ou des programmes qui permettent de limiter le temps que l’on passe en ligne. Les centres de traitements spécialisés dans le sevrage des patients deviennent de plus en plus courants, avec des programmes qui peuvent aller de 30 à 60 jours», précise PsychGuides.

«En tant que thérapeutes, nous rencontrons tous les jours des personnes qui, en nous racontant leur problème, abordent le sujet des réseaux sociaux, explique Nicole Alsbury à Fast Company. Ils disent par exemple: “et ensuite, j’ai vu ce post sur Facebook, ou bien “je n’ai pas reçu d’invitation à cet évènement ! (…) Tous viennent en thérapie avec une chose sur laquelle ils veulent travailler. Mais nous sommes des personnes entières. Quel que soit le problème, les réseaux sociaux font partie intégrante de nos vies, et donc, de notre personne. »

L’addiction à internet, une maladie?

En Chine, la dépendance à internet est classée comme maladie depuis 2008. Dans un article publié sur Motherboard, le journaliste Clinton Nguyen raconte les journées dans un «camp de désintox» chinois. Tenues militaires, cours anti-Internet et médicaments: le séjour est drastique.

Certaines dépendances prennent beaucoup de temps à être reconnues comme des troubles mentaux en tant que tels. Par exemple, le jeu excessif a été reconnu comme maladie comme telle seulement en 2013. «Il est trop tôt pour dire que Talkspace est une thérapie efficace; et trop tôt pour dire que la dépendance aux réseaux sociaux est une maladie», écrit Sarah Kessler.

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