Partager cet article

Buvons tous l'eau des toilettes!

Transformées, les eaux usées deviendraient aussi pures que celle que l'on trouve en bouteille. | Ian Ransley via Flickr CC License by

Transformées, les eaux usées deviendraient aussi pures que celle que l'on trouve en bouteille. | Ian Ransley via Flickr CC License by

Sécheresses, population croissante... Les raisons de recycler les eaux usées ne vont faire qu'augmenter dans les années à venir.

Il faut s'y préparer. Dans certaines parties du monde, les eaux usées, dont celles des chasses d'eau, sont filtrées et traitées, au point de devenir pures et claires comme de l'eau de roche. Si ce n'est plus. La perspective n'est pas réjouissante, mais l'eau recyclée est saine et a le goût de n'importe quelle eau, en bouteille ou du robinet. Comme l'explique la BBC, il faudra la boire un jour

«C'est une évidence, explique Anas Ghadouani, une ingénieure de l'université de Crawley, en Australie. C'est sur le point d'arriver.» Peter Scales, un confrère de l'université de Melbourne, la rejoint: «Cette eau n'est pas chère, c'est une ressource sûre». Selon lui, une ville qui recyclerait ses eaux usées pourrait réduire sa demande en eau de 60%.

Les eaux usées ne concernent pas seulement les toilettes. Il faut penser à toute l'eau qui coule dans les canalisation chaque fois que l'on rince une pomme ou que l'on nettoie sa voiture. Ces eaux sont d'ailleurs déjà utilisées pour l'irrigation et d'autres usages. On les traite alors avec même technologique que pour les approvisionnements en eau potable contaminés. 

Plus pure que l'eau des rivières

Le procédé se déroule en trois étapes. D'abord, il faut filtrer toute la crasse et les éléments solides présents dans l'eau. Ensuite, filtrer les plus petites particules. Enfin, une dernière précaution consiste à flasher l'eau avec de la lumière ultraviolette pour stériliser d'éventuelles microbes pathogènes. «Nous pouvous délivrer de l'eau très pure, plus pure que celle qu'on trouve dans les réservoirs et les rivières», assure Peter Scales.

En Australie, à Singapour, en Namibie ou en Belgique, de grandes villes ont commencé à montrer l'exemple. Mais l'opinion publique reste dure à convaincre. Sur 2.000 Américains interrogés en janvier 2015, seuls 49% voulaient essayer le recyclage des eaux usées. 38% ne savaient pas trop comment se positionner. 13% étaient farouchement opposés à cette idée. Boire l'eau recyclée n'est pas seulement un problème écologique, c'est un problème de conscience écologique.

Vous devez être membre de Slate+ et connecté pour pouvoir commenter.
Pour devenir membre ou vous connecter, rendez-vous sur Slate+.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte