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Un rapport de police révèle le «chaos» effrayant à Cologne lors du Réveillon

Temps de lecture : 2 min

Les forces de police dépêchées sur place ont été dépassées par les événements.

Le message «On ne bat pas les gens, même avec des fleurs» est déposé devant la cathédrale de Cologne, près de la gare centrale, le 7 janvier 2016, en hommage aux victimes des agressions sexuelles de masse du Nouvel An | ROBERTO PFEIL/AFP
Le message «On ne bat pas les gens, même avec des fleurs» est déposé devant la cathédrale de Cologne, près de la gare centrale, le 7 janvier 2016, en hommage aux victimes des agressions sexuelles de masse du Nouvel An | ROBERTO PFEIL/AFP

«L’État n’était plus maître de la situation durant le Réveillon de Cologne», écrit l’hebdomadaire Der Spiegel, faisant référence à un rapport interne de la police de la capitale rhénane dévoilé par le tabloïd Bild. Ce document rédigé par un fonctionnaire de police présent sur les lieux du drame et daté du 4 janvier 2016 témoigne du chaos qui régnait à Cologne le 31 décembre au soir et révèle à quel point les forces de police dépêchées sur place ont été dépassées par les événements. L’auteur du rapport déplore un manque total de personnel et d’équipement:

«Les forces d’intervention ne pouvaient pas maîtriser tous les événements, les actes de violence, les infractions, etc., car il se passait trop de choses au même moment.»

Le rapport dresse un tableau effrayant de la situation qui a régné toute la nuit devant et à l’intérieur de la gare centrale, l’intervention de la police s’étant déroulée de 21h45 le 31 décembre à 7h30 le 1er janvier:

«Les femmes accompagnées ou non accompagnées passaient littéralement sous les fourches caudines à travers les masses d’hommes fortement alcoolisés, d’une façon impossible à décrire.»

«Du vomi partout dans la gare»

Galvanisée par l’avantage numérique dont elle jouissait vis-à-vis de la police, la foule d’agresseurs s’en est prise directement aux policiers, avec une absence de respect «que [l’auteur du rapport] n’avai[t] jamais connue en vingt-neuf ans de service». Le fonctionnaire de police note que «quelques milliers de personnes majoritairement de sexe masculin et d’origine étrangère» jetaient toutes sortes de feux d’artifices et de bouteilles au hasard sur la foule.

Le quotidien Bild liste également une partie des événements choquants contenus dans le rapport de police, qui ont été repris aujourd’hui par l’ensemble de la presse allemande:

  • «Déchirement de titres de séjour avec le sourire et la déclaration: “Vous ne pouvez rien contre moi, je vais en chercher un nouveau demain.”
  • “Je suis syrien, vous devez bien me traiter! Madame Merkel m’a invité.”
  • L’interdiction d’accéder à certains lieux a dû être dans la majorité des cas obtenue sous la contrainte. Les personnes concernées revenaient tout le temps et s’amusaient au sujet de la situation.
  • Il y avait du vomi partout dans toute la gare et des endroits qui ont été utilisés comme toilettes.
  • Lorsque des appels au secours des victimes ont été pris en compte, l’intervention des forces de police a été empêchée par des (membres?) se tenant en travers du passage et des cercles de personnes se regroupant/formant des masses les empêchant d’atteindre les personnes concernées (victimes/témoins/coupables).
  • Les victimes/témoins ont été menacés sur place lorsqu’ils désignaient les coupables ou poursuivis lorsqu’ils quittaient les lieux. En raison de la présence permanente dans la gare des forces d’intervention et de passants attentifs, des viols achevés ont pu être évités.»

À ce jour, le nombre de plaintes a encore grimpé, passant de 90 à 121 plaintes, rapporte le quotidien Der Tagesspiegel.

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