Science & santé

Un robot à la rescousse de la Grande Barrière de corail

Repéré par Emeline Amétis, mis à jour le 07.01.2016 à 17 h 09

Repéré sur Quartz

Des chercheurs ont mis au point un robot, tueur d’étoiles de mer prédatrices.

Bali - Komodo - Bunaken (Indonésie) | Ilse Reijs and Jan-Noud Hutten via Flickr (License by)

Bali - Komodo - Bunaken (Indonésie) | Ilse Reijs and Jan-Noud Hutten via Flickr (License by)

Le dérèglement climatique, la multiplication de catastrophes naturelles, les prédateurs, la pollution ou encore la pêche intensive n’ont pas seulement menacé la survie de la Grande Barrière de corail, située au large de l’Australie: toutes ces choses l’ont privée de la moitié de ses récifs en un quart de siècle, d’après une étude de l’AIMS, l’Institut australien des sciences marines. Et, si elles continuent sur cette même lancée, la surface de corail pourrait encore être divisée par deux par d’ici à 2022.

Toutefois, il reste encore un peu d’espoir pour le plus grand récif corallien du monde: un robot vient à sa rescousse, selon un article publié sur le site d’information américain Quartz.

Étoiles de mer venimeuses

Des chercheurs australiens ont mis au point un robot qui cherche et tue les étoiles de mer Acanthaster planci, l’une des principales causes de la disparition des récifs. Des étoiles de mer pourpres, voraces et venimeuses, qui pullulent quand le système du corail n’est plus équilibré: à ce jour, elles sont responsables à 42% de la disparition de la Grande Barrière de corail, quand les catastrophes naturelles en sont responsables à 48%.

«Nous ne pouvons pas arrêter les tempêtes, mais peut-être que nous pouvons arrêter les étoiles de mer. Si on y arrive, alors la Grande Barrière aura plus de chances de s’adapter au défi de la hausse de la température et de l’acidité des océans», expliquait déjà John Gunn, le président de l’AIMS, en 2012.

Des plongeurs avaient essayé de les éradiquer en leur administrant des injections létales à la main, selon Quartz. Mais, comme l’a fait remarquer le chercheur Matthew Dunbabin, «il n’y a pas assez de plongeurs pour couvrir toutes les zones où se trouvent des étoiles de mer sur la Grande Barrière de corail.» D’autant plus quand on sait que les étoiles de mer Acanthaster planci peuvent pondre chaque année jusqu’à 65 millions d’œufs en une seule fois.

Robot terminator

Le robot, équipé de caméras, de GPS, d’un bras d’injection, de capteurs et de cinq propulseurs a justement pour mission d’endiguer leur prolifération. L’invention des chercheurs, nommée COTSBot (pour Crown-of-thorns starfish, le nom anglophone des étoiles de mer Acanthaster planci), sera capable de fonctionner pendant huit heures d’affilée et d’administrer 200 injections létales, composées de sels biliaires toxiques. Une fois que la solution lui a été injectée, l’étoile de mer meurt en vingt-quatre heures.

Les chercheurs australiens ont passé des mois à tester le robot, en l’entraînant à reconnaître les étoiles de mer Acanthaster planci. Selon ces derniers, leur invention serait capable d’identifier sa cible 99,4% du temps en laboratoire, jusqu’à la différencier d’imitations imprimées en 3D.

Il ne reste plus qu’à préserver le corail de l’activité humaine, mais ça, c’est encore en cours de réflexion...

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