De quoi meurt-on le plus en fonction de son âge, de son sexe ou de son origine?

Capture d'écran du graphique publié par FlowingData.

Capture d'écran du graphique publié par FlowingData.

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont analysé les différentes façons de mourir. Les différences entre l'âge, le sexe ou l'origine sont notables.

En octobre 2015, le Washington Post notait que les noirs aux États-Unis avaient six fois plus de chances de mourir d'un homicide par balle que d'un suicide. Cette donnée, pour les blancs, était inversée. Dans un graphique publié sur le site FlowingData, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont classifié les différentes morts selon les âges, le sexe et l'origine.

Le graphique se base sur les statistiques de mortalité enregistrées de 2005 à 2014. Il se divise en deux catégories principales, les hommes et les femmes, avant de proposer d'autres catégories de populations, comme Amérindiens, Asiatiques, Afro-Américains...

Par exemple, on constate que pour les femmes âgées de 60 ans, 40% d'entre elles meurent des suites d'un cancer, alors que ce chiffre est d'un peu plus de 30% pour leurs homologues masculins. Parmi les différentes catégories de la population tout âge confondu cette fois, les Amérindiens sont ceux qui meurent le moins d'un cancer (18%), là où les Asiatiques ont le taux le plus élevé (28%).

Un graphique parfois trompeur

Si le graphique permet de voir que les risques de mourir d'une maladie congénitale disparaissent après dix ans, les morts dues à des problèmes respiratoires ou liées au système nerveux se raréfient passé les dix premières années de l'être humain, et reviennent aux alentours de 60 ans (pour le système respiratoire) ou 70 ans (pour le système nerveux).

Une des statistiques les plus impressionnantes, et éventuellement trompeuse, du graphique est la mort due à des «causes externes». Ce type de mortalité ne représente en général que 5% chez les femmes et 10% chez les hommes. Pourtant, à l'âge de 20 ans, cela représente plus de 70% des causes de mortalité. En 2014, une étude montrait que l'infarctus du myocarde, les accidents vasculaires-cérébraux et les affections pulmonaires étaient les trois premières causes de décès.  

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