Boire & manger

Céleri-rave, poke et kombucha... Ce que l'on va manger et boire en 2016

Repéré par Lucie de la Héronnière, mis à jour le 07.01.2016 à 13 h 52

Repéré sur Baum+Whiteman, Eater, The Independent, The Guardian, The Food People

On fait le point sur les grandes tendances gastronomiques des mois à venir.

Poke Bowl | Michael Saechang via Flickr CC License by

Poke Bowl | Michael Saechang via Flickr CC License by

Au restaurant ou chez nous, que risque-t-on de manger et de boire cette année? Beaucoup de sites et de cabinets spécialisés se sont penchés sur la question, avec parfois avec une pointe d’ironie sur les lubies alimentaires des consommateurs.

Baum+Whiteman, un cabinet international de consultants en alimentation et restaurants, a sorti un rapport sur les grandes tendances de l’année future. En premier sur la liste pour 2016? «La livraison guidée par la technologie est le plus gros perturbateur de 2015-2016 dans le commerce et le service alimentaire, visant à l’ultime confort du client… La nourriture apportée rapidement à la maison, au bureau et (pourquoi pas?) à l’hôtel», expliquent les experts.

Selon eux, cette tendance touche tous les secteurs de la restauration, du fast-food au grand restaurant. «Les utilisateurs de smartphone, se jetant sur la facilité à trouver un restaurant, commander, payer, obtenir des points de fidélité, sans jamais parler à un être humain, mènent cette révolution», précise encore le rapport. Mais tout cela reste cependant réservé aux urbains… Les plats sont souvent issus de restaurants, mais certaines entreprises proposent le service complet, de la préparation d’un plat du jour jusqu’à la livraison. En France, acteurs historiques et jeunes startups (Take eat easy, Deliveroo…) se partagent le marché. Et tout le monde s’y met: Amazon va aussi bientôt lancer un service de livraison de repas, aux États-Unis dans un premier temps.

Du céleri et la consécration du chou-fleur

Globalement, selon Baum+Whiteman, les légumes vont être au centre de l’attention:

«Nous avons atteint un tournant pour les légumes. Ils poussent les protéines animales sur les côtés de l’assiette… Ou carrément hors de l’assiette.»

Plus particulièrement, The Independent déclare que «le légume sine qua non» de l’année devrait être le céleri-rave, en donnant déjà quelques exemples chez des chefs anglais, comme un lait de céleri pour accompagner des huîtres, du céleri cuit dans de la graisse de bœuf de Galice, ou encore du céleri en croûte de sel. 

Le site Eater, qui s’est penché sur ce qui marche sur Pinterest pour annoncer quelques tendances («avec 100 millions d’utilisateurs actifs en 2015, on peut s’attendre à ce que plusieurs de ces tendances surgissent aussi hors ligne»), affirme que le chou-fleur va continuer son ascension et conquérir le monde. Il est déjà «déguisé» en riz dans des sushis faibles en glucides, ou en steak. Chez Bon appétit, on insiste aussi sur l'avenir prometteur des pois chiches, cuisinés sous forme de farine, et même de la chlorophylle, sous forme d'extrait. 

Le poke, «le nouveau ceviche»

D’après Baum+Whiteman, cette spécialité hawaïenne va de plus en plus se faire connaître. C’est un bol de poisson cru, souvent du thon, coupé en dés, et mariné dans une mixture complexe, pouvant contenir de la sauce soja, des noix de macadamia, des jeunes oignons, des algues, de l’avocat, de la mangue, de l’huile de sésame, du gingembre, des piments divers, des mélanges de condiments…

«Le plat est partout à Los Angeles», et de nombreuses «pokerias» ouvrent sur la côte Ouest des États-Unis, en utilisant aussi du poulpe ou du saumon par exemple. Si ça vous intrigue, vous trouverez une recette ici.

Des bols 

Le site The Food People a concocté une infographie de prédictions alimentaires. Parmi elles: une déferlante de bols, remplis d'aliments de préférence sains. Un peu régressif, non? «Du ramen globalisé aux açai bowls [une préparation à base d'açaï, plutôt photogénique et à fort potentiel sur les réseau sociaux, ndlr]», les bols seraient réconfortant, informels, sains (enfin, ça dépend de quoi on les remplit), flexibles, faciles à manger, jolis. Elle.fr affirme même que «les bols deviennent les nouvelles assiettes en 2016»… 

Le kombucha, boisson fermentée

Le Guardian, dans un article sur «les aliments qu’on va adorer détester en 2016», identifie les prétendants au titre d’aliments à la mode, pour remplacer l’omniprésence de l’avocat. Parmi eux, le kombucha, une sorte de thé fermenté au goût acidulé, une boisson qui a pas mal d’adeptes malgré son allure peu appétissante.

«Les gens qui boivent de ce thé fermenté disent que le goût est fantastique. Ils mentent. C'est bon pour la santé, apparemment», écrit le Guardian. Mick’s Garage sera ainsi le premier bar à kombucha de Londres. D’après le co-propriétaire, «il y a beaucoup d’affirmations concernant la santé, mais nous pensons seulement que c’est une délicieuse alternative aux boissons sucrées. Le kombucha a un goût unique, acide, quelque part entre le cidre et le vinaigre». Il sera proposé pur, ou mélangé avec des purées de fruits ou des alcools pour des cocktails.

Du gras végétal

Mais certainement pas de la margarine à l’ancienne. Plutôt du beurre de noix, selon le Guardian:

«Fait maison, bien sûr. Les cacahuètes, ça ne va pas le faire. Aux amandes. Aux noix de cajou. Aux noix de pécan. Plus ce sera cher, mieux ce sera. Vous allez tomber dans une misère ruineuse et casser votre blender en essayant d’en faire du beurre maison. Et ensuite, vous irez au supermarché pour acheter un pot de Sun-Pat [une marque de beurre de cacahuète, ndlr]».

Encore du piment

D’après The Food People, on va s’intéresser à des mélanges de piments et d’épices, comme le Shichimi-Togarashi japonais, le Gochujang coréen, le Tsire d’Afrique de l’Ouest… Le rapport de Baum+Whiteman approuve, et déclare que l’épice de l’année sera assurément le curcuma. La revue Bon appétit le voit aussi venir, aussi bien dans des préparations salées que sucrées. 

Les cuisines philippine, caribéenne, mexicaine

The Food People identifie aussi plusieurs cuisines du monde en vogue. La gastronomie philippine, d'abord, au cœur de plusieurs influences: «La variété des saveurs et des techniques que l’on trouve dans la cuisine philippine est exceptionnellement riche. Les résultats peuvent être épicés, doux, ou d’un acide tonifiant –ou tout cela à la fois dans une seule bouchée». Mais aussi la cuisine mexicaine, traditionnelle ou par petites touches d’influences, et celle des Caraïbes.

Des boissons faites maison

Enfin, d’après Eater, on pourrait être tenté de distiller nos propres alcools:

«Les cocktails maison sont trop 2013. En 2016, tous les porteurs de moustache cool feront leur propre gin et whisky (heureusement, pas dans leur baignoire)».

Pareil pour la bière, on peut s’attendre à ce que de plus en plus de gens se lancent dans une micro-production. D’ailleurs, les «beertails» (véridique), les cocktails à la bière, pourraient avoir la côte (notons tout de même que la michelada mexicaine n'est pas née de la dernière pluie). Eater se moque encore gentiment:

«Est-ce que les beermosas sont les nouveaux mimosas [un cocktail à base de champagne et de jus d'orange, ndlr]? Ils le sont si vous les servez dans une mason jar [un bocal en verre épais qui a la cote, ndlr]».

NB: si aucun bar à kombucha n'ouvre cette année dans votre quartier, vous pouvez aussi bien sûr le fabriquer vous-même

 

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