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Au Yémen, l'artiste Saba Jallas transforme en art les images de guerre

Avec l’aimable autorisation de Saba Jallas

Avec l’aimable autorisation de Saba Jallas

Dans un pays où les bombardements sont incessants, une femme détourne un quotidien devenu difficile. Elle témoigne de son travail à Slate.fr.

«Je pense que la guerre –même si elle est douloureuse– peut rendre les gens meilleurs.» L’artiste yémenite Saba Jallas s’est rendue populaire par ses dessins qui détournent des images de guerre en scènes d’amour et de paix. Elle se confie à Slate.

​Avec l’aimable autorisation de Saba Jallas

«Je dessine depuis que je suis petite. C’était surtout un hobby», explique-t-elle. Au milieu d’une guerre civile qui tiraille le pays, Saba Jallas fait de son smartphone son arme. La jeune femme de 31 ans poste ses dessins sur une page Facebook qui compte plus de 4.200 fans. «Je suis amateur, je ne m’attendais pas à toute cette attention. Pas du tout même!»

Avec l’aimable autorisation de Saba Jallas

L’artiste précise qu’elle s’inspire «de tout ce qui l’entoure». Ses dessins rappellent fortement le travail d’un groupe d’artistes issus de la bande de Gaza en 2014. Eux aussi avaient entreprit de donner un nouveau visage à des images de destruction.

Lors de l'été 2014, plusieurs artistes avaient décidé de tourner la guerre en images, desquelles Saba Jallas s'est inspirée. Ici, le travail de l'artiste Belal Khaled | Avec l’aimable autorisation de Saba Jallas

La guerre civile qui tiraillait le Yémen a pris une toute autre ampleur en mars 2015. Le président Hadi quitte le pays, chassé par les milices houthies. Il se réfugie en Arabie saoudite où il demande de l’aide. Depuis, une coalition formée par dix pays et menée par le royaume wahhabite bombarde le pays, à la demande du président. Amnesty International estime que 80% de la population yéménite a besoin d’aide. 2.5 millions de personnes ont dû fuir leurs maisons et 6.000 auraient perdu la vie.

​Avec l’aimable autorisation de Saba Jallas

 «Beaucoup de mes compatriotes m’ont contacté disant que mes images leur donnaient espoir, explique Saba. C’est mon devoir de continuer.»

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