Monde

Guinéennes violentées: des photos circulent sur le web

Temps de lecture : 2 min

Des images qui circulent sur le Net montrent des Guinéennes déshabillées et humiliées en pleine rue, lors de la répression de la manifestation organisée lundi par l'opposition au stade de Conakry.

 

Lors du massacre perpétré au stade de Conakry le 28 septembre, les militaires ont tué de très nombreux militants venus assister au meeting de l’opposition; ils ont aussi commis des viols dont le nombre et la brutalité étaient jusqu’ici inconnus dans ce pays, assure RFI dans un reportage. La station de radio internationale a interrogé des témoins, l'un d'eux raconte:

«Il y avait trois militaires qui ont attrapé une femme qui pleurait. Ils ont rentré un fusil dans le sexe de l’une d’entre elles et ils ont tiré».

Un contact de France24 en Guinée, journaliste pour une radio du pays, affirme avoir assisté à la scène qui figure sur la photo ci-dessus.

«Je couvrais la manifestation pour ma radio. Tout le monde a couru pour essayer de se sauver, après que les premiers coups de feu ont retenti. C'est à ce moment là que j'ai vu cette femme, devant l'une des deux sorties du stade. Elle était au sol, un militaire était en train de la déshabiller. Je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite. Nous devions fuir. Mais, pendant ma course, j'ai aperçu plusieurs autres femmes se faire bastonner par des militaires. À chaque fois que les soldats attrapaient l'une d'elles, ils lui demandaient ce qu'elle faisait là et pourquoi elle manifestait.»

Le président de l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme (OGDH), Thierno Maadjou Sow, dispose des témoignages «d'une trentaine de femmes violées» par les bérets rouges.

«Nous sommes en train de constituer une association de femmes violées, afin que les victimes puissent porter plainte», annonce ce Guinéen, ancien vice-président de la Fédération international des droits de l'Homme.

Le haut commissaire des Nations unies en charge des Droits de l'Homme, Navi Pillay, a réclamé une enquête sur les exactions commises par l'armée. Elle exige que «les auteurs d'exécutions sommaires, de viols et d'autres violations des droits de l'Homme soient traduits en justice».

[Lire l'article complet sur France24]

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Image de une: Carte de Guinée, wikimedia CC

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