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Il est désormais possible de «toucher» les hologrammes

Un aperçu de la technologie Haptoclone développée par l'université de Tokyo | via Haptoclone

Un aperçu de la technologie Haptoclone développée par l'université de Tokyo | via Haptoclone

La réalité augmentée vient de franchir un nouveau pas.

Voici une avancée technologique qui, dans les années à venir, pourrait bien bouleverser notre manière de communiquer et d'interagir à distance. Imaginez-vous, au début d'une conversation sur Skype, en train de serrer la main ou de faire une accolade à votre interlocuteur situé à des centaines ou milliers de kilomètres de vous.

Si l'on en croit le travail de plusieurs chercheurs et ingénieurs japonais de l'université de Tokyo, ce genre d'interaction sans contact avec la matière est désormais envisageable, rapporte Motherboard. Après plusieurs années d'expérimentations, ils sont parvenus à mettre au point Haptoclone, un système interactif permettant de ressentir une sensation de toucher sur des hologrammes –qui n'étaient jusque-là seulement perceptibles à la vue, en deux dimensions ou en trois dimensions. 

Le procédé utilisé par les chercheurs est le retour haptique entre deux boîtes distinctes. La fréquence des ultrasons d'une boîte à l'autre émet une pression de radiation sur le bout de vos doigts et vous donne l'impression de toucher quelque chose qui n'est pas vraiment là. Pour y voir plus clair, cette vidéo explique parfaitement le procédé: 

Attention à ne pas endommager le corps

Pour l'heure, les sensations au toucher sont encore limitées. Si l'effleurement d'un objet peut être ressenti, la sensation d'un coup de poing ou d'une franche accolade est encore impossible à reproduire. La faute au niveau et la densité d'ultrasons à respecter pour ne pas mettre en danger la personne qui utilise l'appareil. Hiroyuki Shinoda, professeur à l'université de Tokyo, précise:

«Le [niveau] d'ultrasons que nous utilisons actuellement ne présente aucun danger, mais s'il est trop élevé, il peut endommager certaines parties du corps humain, comme les nerfs ou certains tissus. Il faut prendre en compte ces limitations.»

Si la technologie évolue comme le souhaitent les chercheurs, elle pourrait être utilisée dans de nombreux domaines: les télécommunications, les jeux vidéo, mais également dans la médecine, le traitement de certaines pathologies, la chirurgie ou dans le développement d'applications pour les non-voyants.

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