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Voici la preuve par huit que le conflit syrien est inextricable

Une jeune Syrienne dans un camp de réfugiés libanais, Tal al-Abyad, le 1er janvier 2016 | AFP

Une jeune Syrienne dans un camp de réfugiés libanais, Tal al-Abyad, le 1er janvier 2016 | AFP

Bachar el-Assad n’est qu’un obstacle parmi de nombreux autres qui empêchent d’extirper du chaos un pays déchiré par la guerre.

Quiconque observe la catastrophe qu’est devenue la Syrie ne peut que se sentir réconforté par la résolution du 22 décembre du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Syrie. Généreuse sur les principes et avare de détails, cette résolution fournit au moins un cadre et une procédure consensuels visant à mettre un terme à la guerre civile. Dans un sens, la résolution du problème syrien est désormais passée de désespérément impossible à timidement encourageante, bien que le destin de la procédure censée mettre fin à la guerre civile dépende d’un défi loin d’être gagné –une feuille de route approuvée par l’ONU, dont l’objectif est un accord exhaustif dans lequel le régime politique syrien devient une entité stable, sûre, unifiée et bien gouvernée.

Mon scepticisme quant aux chances de réussite d’un nouveau plan de paix international est, comme d’habitude, motivé par l’état dans lequel se trouve une région brisée, enragée et dysfonctionnelle, où les espoirs et les rêves occidentaux –principalement américains– se heurtent à des réalité locales plus cruelles et à des vérités dérangeantes. La région est littéralement jonchée des vestiges des projets, rêves et autres aspirations des grandes puissances qui pensèrent à tort qu’elles pouvaient imposer leur volonté à de petites tribus. À l’instar de l’Irak et de l’Afghanistan, la Syrie pourrait bien être un nouveau cimetière où viendraient mourir les projets mal mis en œuvre de l’Occident. Outre les défis bien connus que doit surmonter le processus de l’ONU –quoi faire du président Bachar el-Assad et des groupes d’opposants syriens combattants–, il existe d’autres obstacles apparemment insurmontables qui semblent justement, eh bien, impossibles à surmonter, pour l’instant en tout cas.

En voici huit pour commencer.

1.Le problème du lendemain

Toutes les guerres civiles ont une fin. Dans le cas de la Syrie, cette fin pourrait prendre la forme d’une série d’aboutissements plutôt que d’une seule solution globale. Il est en effet difficile d’imaginer comment créer un État final stable –une nouvelle Syrie, si vous voulez– qui évite la poursuite des conflits, les tensions sectaires et l’intervention de ses voisins, et qui produise un régime bien gouverné et inclusif capable de remédier aux injustices et de soigner les plaies provoquées par plus de quarante années de règne de la famille Assad ainsi que les traumatismes et les blessures de la guerre civile actuelle. Il suffit de lire le reportage réalisé par Liz Sly pour le Washington Post sur la dévastation de Kobané –infime fraction de la tragédie syrienne– pour se faire une idée de ce que représente la catastrophe syrienne à grande échelle. Kobané est souvent citée en exemple de victoire sur l’État islamique (EI) par les Kurdes syriens. Mais le prix à payer a été épouvantable, avance Sly:

«Au cours de ces quatre petits mois, la plus grande partie de la ville a été réduite à des décombres. Quasiment aucune rue ni aucun immeuble n’a été préservé. Des quartiers entiers sont en ruines, et leurs rues ne sont qu’un écho fantomatique de la vie qu’ils abritaient autrefois.»

Imaginez 1.000 Kobané. On estime que la reconstruction du pays pourrait coûter 300 milliards de dollars

Imaginez 1.000 Kobané. Pour l’instant, à en croire l’ancien ministre syrien Abdallah al-Dardari cité dans l’article de Sly, le coût des dégâts se monte à 270 milliards de dollars, et on estime que la reconstruction du pays pourrait coûter 300 milliards de dollars. Ce chiffre, signale Sly, correspond à peu près à dix fois les investissements américains pour la reconstruction en Irak. Le coût humain pourrait s’élever à 250.000 morts, un million de blessés, probablement plus encore de traumatisés, 7,6 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays et 4 millions de réfugiés exilés.

Qui va payer pour cela et se charger de l’organisation des réparations d’un pays décrit par Dardari comme n’étant plus qu’un «champ de ruines»? Et qui (ou quelle armée, ou entité de maintien de la paix) va régir cette catastrophe d’après-guerre pour en garantir la stabilité? Des soldats de la paix arabes, des contrôleurs de l’UE, l’Otan? Ou sera-t-elle laissée entre les mains de milices syriennes probablement encore divisées?

2.Un agenda désespérément irréaliste

Feu le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin fit un jour la remarque qu’au Moyen-Orient il n’y avait pas de date sacrée. Il faisait spécifiquement référence à l’idée de fixer des échéances irréalistes à des accords de paix israélo-arabes. Mais Rabin parlait aussi au sens large. Le sablier au Moyen-Orient s’écoule bien plus lentement et sans la même urgence qu’ailleurs.

Le fait est que la notion du temps des Américains, pour qui la situation en Syrie, en Irak ou le problème israélo-arabe représente certains enjeux, reflète l’urgence et l’impatience générées par leur propre politique et la conviction erronée qu’il est possible d’utiliser des dates butoirs pour obliger des gens pour qui les enjeux sont bien plus élevés et la prise de décision bien plus lente à se focaliser sur la question. Bien trop souvent, les Américains mesurent le temps en ce que j’appelle du «temps de mandat» plutôt qu’en temps du Moyen-Orient; mesure qui peut avoir un caractère générationnel.

Dans le cas des pourparlers de paix pour la Syrie tenus à Vienne, les parties se sont engagées à travailler à un cessez-le-feu et ont convenu de débuter les négociations formelles le 1er janvier 2016; de mettre en place dans les six mois un processus décidé de gouvernance interne et l’ébauche d’une nouvelle constitution; et d’organiser des élections justes et libres dans les dix-huit mois. Ce calendrier est conçu pour, au minimum, mettre un processus en route et, s’il était respecté, il permettrait à l’administration du président américain Barack Obama de quitter le pouvoir en ayant fait évoluer la situation en Syrie. Mais personne ne croit que ce calendrier est réaliste. Une position plus raisonnable s’inspirerait de l’accord iranien et mesurerait en années les perspectives d’un avenir meilleur pour la Syrie.

3.Où sont les Arabes?

La Syrie est avant tout un problème syrien. Mais les États arabes portent eux aussi leur part de responsabilité. Et si la Jordanie et l’Arabie saoudite ont des rôles bien définis dans les pourparlers de Vienne, on ne peut s’empêcher de se demander ce que le monde arabe est prêt et capable de faire au sujet de la Syrie. Les États arabes sont trop faibles (Jordanie, Liban), trop pro-Assad (Égypte), trop dysfonctionnels (Irak), trop soumis à l’influence iranienne (Irak et Liban) et trop préoccupés par leurs propres priorités (Arabie saoudite) pour tous marcher dans la même direction. D’ailleurs, certains partent dans le sens opposé. Les Saoudiens consacrent des forces militaires à une campagne «chère et qui tourne en rond» au Yémen, selon l’ancien analyste de la CIA Bruce Riedel, et soutiennent en Syrie plusieurs groupes islamistes quasiment aussi radicaux que l’État islamique.

La Jordanie et le Liban jouent des rôles majeurs dans l’absorption des réfugiés syriens. C’est vrai, les États du Golfe, et tout particulièrement le Koweït, consacrent des sommes conséquentes à l’aide humanitaire. Mais ils ne font pratiquement rien en matière d’accueil des réfugiés.

La contribution arabe à la campagne de frappes aériennes contre l’État islamique est minimale et épisodique, et les récentes tentatives saoudiennes de former une «alliance militaire» de trente-quatre pays contre l’EI englobant des pays comme le Togo, le Bénin et les Comores ne font que souligner l’inefficacité des pays arabes.

Il faudrait en effet être d’une crédulité sans borne pour croire que les États arabes seraient prêts à jouer un quelconque rôle militaire d’importance pour vaincre l’État islamique, à déployer des soldats de la paix ou même à accepter une solution politique qui ne protègerait pas avant tout d’une manière ou d’une autre leur influence et leurs intérêts contre l’Iran dans la guerre froide qui fait rage en ce moment entre l’Iran et l’Arabie saoudite [l’article a été publié en anglais sur le site de Foreign Policy le 23 décembre 2015; la situation s’est envenimée depuis: après l’exécution le 2 janvier 2016 du cheikh Nimr al-Nimr, dignitaire chiite, par l’Arabie saoudite, l’ambassade saoudienne à Téhéran a été incendiée; après quoi, le 3 janvier, l’Arabie saoudite a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec l’Iran; NDLR]. Est-il possible de concilier les ambitions et les craintes des pays arabes et celles de l’Iran dans une Syrie souveraine et stable, et si oui comment? La question reste ouverte.

4.Le rôle négatif de l’Iran

Ne comptez sûrement pas sur l’Iran pour apporter une aide constante et utile dans le dossier syrien. Les bénéfices régionaux engendrés par le récent accord nucléaire entre Téhéran et le P5+1 restent encore à prouver. Certes, l’Iran a soutenu la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Syrie mais le régime ne va pas facilement abandonner Assad, de peur de perdre à la fois un allié alaouite dans un océan de sunnites anti-iraniens et l’accès au Hezbollah libanais que permet la Syrie.

L’Iran continue à jouer dans les deux camps: il participe aux pourparlers de Vienne tout en contribuant à mettre ses objectifs en échecs

En ce qui concerne l’État islamique, l’Iran utilise la peur qu’éprouvent les chiites face aux djihadistes sunnites pour augmenter leur dépendance à Téhéran et soutient le Hezbollah, Assad et les chiites pro-iraniens d’Irak pour s’assurer que l’État islamique ne sape pas l’influence iranienne en Irak et en Syrie. Comme l’expliquent Ray Takeyh et Reuel Marc Gerecht dans Foreign Affairs, il faudrait que l’influence de l’EI croisse au sein des minorités sunnites iraniennes pour que l’Iran durcisse sa politique envers l’État islamique. En attendant, l’Iran continue à jouer dans les deux camps: il participe aux pourparlers de Vienne tout en contribuant à mettre ses objectifs en échecs.

5.Les desiderata de la Russie

Vladimir Poutine, le président russe, joue sur tous les fronts en Syrie: il se montre amical avec le président français François Hollande, s’implique dans une guerre froide avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, garde un pied positif dans la campagne anti-État islamique et un autre, négatif, dans le camp des anti-pourparlers de Vienne en soutenant Assad. Il n’est pas très facile de démêler ce que Poutine attend de retirer de la situation en Syrie. Il l’utilise pour créer un mouvement nationaliste en Russie en faisant étalage de la force militaire de son pays, pour s’assurer que la Russie aura son mot à dire dans le dénouement de la situation, pour contrer les tentatives occidentales de liquider un autre allié de la Russie, et pour s’assurer que, s’il ne peut sauver Assad, la Russie entretiendra quand même des liens étroits avec le prochain dirigeant alaouite et une relation forte avec l’armée syrienne.

En ce qui concerne l’État islamique, il est conscient qu’il s’agit d’une menace intérieure potentielle à cause des 25 millions de musulmans qui vivent en Russie, et il se doit de faire preuve de dureté depuis que l’État islamique a fait exploser en vol un avion de ligne russe. Mais le défi que représente l’EI conforte aussi Poutine dans son idée que les tentatives de se débarrasser d’Assad pourraient renforcer les djihadistes. Même si Poutine veut que la Russie participe au processus de Vienne, ses actions à ce jour évoquent davantage un frein qu’un catalyseur pour faire réussir les pourparlers. Et il se trouve que la coopération entre les États-Unis et la Russie sera cruciale si le processus de paix parrainé par l’ONU doit avoir la moindre chance de succès.

6.La stratégie sélective de la Turquie

Je ne suis pas spécialiste de la Turquie, mais nul besoin d’être un génie pour voir que la vision d’Ankara de la crise syrienne est comparable au choix d’un déjeuner dans un menu de restaurant chinois à l’ancienne: sélectionner un mets dans la colonne A et un autre dans la colonne B; fermer la frontière turco-syrienne à l’État islamique mais pas complètement; frapper l’EI de temps en temps mais pilonner les Kurdes bien davantage. Depuis le début de la crise syrienne, malgré les forts sentiments anti-Assad des Turcs, ceux-ci se sont engagés de manière très prudente et sélective en Syrie. Ils ont pour priorités d’éviter tout engagement militaire à grande échelle en Syrie, de pilonner les Kurdes, de s’inquiéter du soutien américain des Kurdes dans le nord de la Syrie et d’être sensibles à la violation par les Russes de leur espace aérien sans l’être particulièrement, en revanche, à la contrebande et aux flux de pétrole et de recrues de l’EI qui traversent ces mêmes frontières. Erdogan semble tout mesurer à l’aune de sa politique intérieure et, au cours de son mandat, la Turquie est devenue plus conservatrice et islamiste. Le toujours visionnaire Steven Cook, du think tank Council on Foreign Relations, a raison: la Turquie pourrait jouer un rôle bien plus positif pour aider à résoudre la crise syrienne mais elle a choisi de ne pas le faire.

7.Où sont les Syriens modérés?

Les puissances extérieures qui adhèrent au processus de Vienne semblent s’accorder sur un large éventail de principes concernant la Syrie qu’elles aimeraient voir exister. Mais avec tout le respect dû aux étrangers, qui, une fois de plus, risquent d’externaliser le problème d’un autre pays arabe sans accorder suffisamment d’attention aux réalités syriennes sur le terrain, la vraie question ici est de savoir ce que les Syriens eux-mêmes désirent et peuvent accomplir en matière de vision unifiée –oublions la réalité– d’un régime syrien. Nous pourrons en appréhender les possibilités lorsque, suivant le processus de l’ONU, les réunions entre les éléments de l’opposition et du régime commenceront au début de l’année 2016.

Le défi que posent les islamistes sera la plus grande difficulté que devra affronter une nouvelle Syrie. Dans une captivante étude produite par le Centre on Religion & Geopolitics, une enquête sur l’opposition syrienne révèle que 60% de l’opposition est composée de salafistes ou d’extrémistes, et que rien moins que quinze des plus efficaces de ces groupes sont prêts à succéder à l’État islamique. Des quarante-huit groupes étudiés par les analystes, 33% obéissent à la même idéologie que l’EI. Et plus compliquée encore est la coopération entre islamistes extrémistes et d’autres groupes d’opposition, dictée non pas par l’idéologie mais par des objectifs pragmatiques communs.

La Syrie est comparable à un iceberg dont seulement une partie de la masse (l’État islamique) est émergée au-dessus de la ligne de flottaison et dont le reste, immergé, est composé non pas de pragmatistes pro-occidentaux laïques mais d’islamistes

Faire la distinction entre soi-disant modérés et radicaux n’est pas si simple lorsque des rebelles syriens équipés de matériel fourni par les États-Unis coopèrent avec le Front al-Nosra, un groupe que Washington considère comme une entité terroriste. La Syrie est comparable à un iceberg dont seulement une partie de la masse (l’État islamique) est émergée au-dessus de la ligne de flottaison et dont le reste, immergé, est composé non pas de pragmatistes pro-occidentaux laïques mais d’islamistes dont les objectifs principaux sont de se débarrasser d’Assad et d’établir une gouvernance basée sur la loi islamique.

Même si l’on arrivait à se débarrasser totalement de l’État islamique, on se retrouverait devant des réalités dévastatrices engendrées par presque cinq années de guerre civile et devant la peur, la colère, les haines mais aussi les espoirs, les aspirations et les réalités auxquels font face les alaouites, les sunnites, les Kurdes et les chrétiens. Les gains kurdes, les aspirations sunnites à retourner dans le jeu après avoir été des parias pendant tant d’années et les craintes alaouites peuvent-ils être conciliés et sont-ils solubles dans un État stable et fonctionnel? Si vous avez des doutes raisonnables (et vous le devriez), lisez le plus gros de ce que Joshua Landis, spécialiste de la Syrie, a écrit et publié sur son extraordinaire site internet (Syria Comment) au sujet de la difficulté de contrôler l’opposition, et tout particulièrement le superbe article d’Aron Lund sur l’évolution des armées syriennes libres (oui, c’est un pluriel).

8.Les attentats de Paris vont-ils changer la donne?

La vraie question sur le processus de l’ONU est la suivante: la transformation de l’État islamique en l’une des organisations terroristes les plus prospères du monde a-t-elle créé un sentiment d’urgence suffisant et assez de volonté chez les acteurs extérieurs pour qu’ils prennent un nouveau départ et incitent les acteurs intérieurs à faire avancer la situation, voire à résoudre la crise syrienne? Ou est-ce que les attentats de Paris, de Charm el-Cheikh, du Mali, de San Bernardino et les perspectives de futurs actes de terrorisme ne sont que des épisodes plus cruels et violents dans la longue guerre contre le terrorisme djihadiste?

Un peu plus d’un mois s’est écoulé depuis le carnage de Paris –ce n’est pas beaucoup à l’échelle de l’histoire, sans doute. Et nous avons pu voir l’illustration tant de résolutions fermes que de mentalité routinière dans le comportement des pays occidentaux et régionaux impliqués dans la guerre civile syrienne. C’est le changement que j’appelle de mes vœux; mais mon expérience me dit que ce sont encore des demi-mesures et autres marchandages qui nous attendent. Cette pièce sanglante a tout bonnement trop d’acteurs, y compris les États-Unis, avec trop de projets différents qui refusent de s’engager à faire le nécessaire: élaborer une stratégie complète pour vaincre l’État islamique, déloger Assad et créer une nouvelle réalité dans laquelle toutes les sectes et les ethnies syriennes peuvent se sentir représentées et protégées.

Dans une galaxie très très lointaine, peut-être dans un univers parallèle, les pourparlers de Vienne pourraient éventuellement fonctionner comme prévu. Mais ici, sur Terre, c’est une autre paire de manches.

Des acteurs extérieurs préoccupés, égocentrés, peu désireux de prendre des risques, interagissant avec de petites tribus incontrôlables secouées par des haines sectaires et des comptes à régler avec pour toile de fond un Moyen-Orient brisé, furieux et dysfonctionnel, voilà une bien mauvaise prescription pour trouver une solution. Car il ne s’agit pas juste de la Syrie; l’État arabe est en pleine déliquescence en Libye et au Yémen, et il est dysfonctionnel en Irak et au Liban.

Au lieu de penser solutions, pensons résultats. Et si les Nations unies sont capables d’en obtenir de meilleurs, alors super. Ce n’est pas impossible –à long terme. Mais ne vous attendez pas à des fins hollywoodiennes ponctuées de cessez-le-feu à l’échelle nationale, à des élections ou à de nouvelles constitutions. Il n’y en aura pas. Le plus probable est que, d’ici un an, Obama fera ses cartons pour quitter la Maison Blanche, et que ses adversaires –Assad, Poutine et Ali Khamenei– seront, eux, toujours engagés dans le long et sanglant jeu syrien et se prépareront à accueillir le prochain occupant avec de nouveaux tours dans leur sac.

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