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Le tableau périodique des éléments n'a plus de trou

Modern periodic table | Sandbh via Wikimedia Commons License by

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L'union internationale de chimie pure et appliquée a validé la découverte de quatre nouveaux éléments

L'union internationale de chimie pure et appliquée (IUPAC) a annoncé ce 30 décembre que la septième ligne (période) du tableau périodique des éléments était désormais complète avec les vérifications des découvertes des quatre éléments restants.

«Le quatrième groupe de travail mixte entre l'union internationale de chimie pure et appliquée et l''union internationale de physique pure et appliquée a passé en revue la documentation autour des éléments 113 («ununtrium»), 115 («ununpentium»), 117 («ununseptium»), et 118 («ununoctium»), et a déterminé que les affirmations de découverte de ces éléments étaient satisfaites. [...] Ces éléments complètent la septième ligne du tableau périodique des éléments, et les équipes japonaise, russe et américaines à l'origine de ces découvertes sont désormais invitées à suggérer des noms permanents et des symboles.»

L'élément 113 est le premier à avoir été découvert en Asie et porte pour le moment le nom d'«ununtrium». Il devrait être changé dans les mois qui viennent. L'agence de presse américaine AP raconte ainsi que l'institut de recherche Riken, d'où sont originaires les chercheurs à l'origine de cette découverte avait annoncé qu'il pourrait proposer le nom «japonium».

«Mais, le responsable du groupe, Kosuke Morita n'a pas de candidats spécifiques pour le moment. Il a expliqué qu'il prévoyait de passer une partie de l'année à chercher un nom pour cet élément.»

Dans son communiqué, l'IUPAC indique que ce nouvel élément «peut porter le nom d'un concept mythologique, un minéral, un lieu ou pays, une propriété ou un scientifique».

Ryoju Noyori, l'ancien président de Riken et prix Nobel de chimie a expliqué que «pour des scientifiques, cette reconnaissance avait plus de valeur qu'une médaille d'or aux Jeux olympiques». D'autant qu'ils n'étaient pas les seuls sur les rangs. AP indique qu'une équipe de scientifiques russes et américains auteur de la même découverte en 2004 —un an après Riken— rivalisaient pour avoir la possibilité le droit de nommer cet élément.

Pas trop de regrets pour eux, finalement. Science news explique que les chercheurs de l'Institut unifié de recherches nucléaires (à Doubna, en Russie), et du Laboratoire national de Lawrence Livermore (en Californie, aux États-Unis) «ont été distingués pour les trois autres éléments, ce qui a atténué la déception, explique Dawn Shaugnessy, qui mène le groupe de recherche nucléaire et de radiochimie à Livermore».

Dans le cas de l'élément 115 («ununpentium»), des scientifiques du Laboratoire national d'Oak Ridge (dans le Tennessee, aux États-Unis), ont également été cités parmi les personnes à l'origine de la découverte.

Les noms et symboles proposés seront ensuite vérifiés par un département de l'IUPAC pour être sûr qu'ils puissent bien être traduits dans d'autres langues, par exemple.

«Après acceptation du département, les noms et symboles composés de deux lettres feront l'objet d'un examen public, avant que le plus haut corps de l'IUPAC ne prenne une décision finale quant aux noms de ces nouveaux éléments chimiques et de leurs symboles, et de leur introduction dans le tableau périodique des éléments.»

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