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Le président turc Recep Tayyip Erdogan cite l'Allemagne de Hitler en exemple

Temps de lecture : 2 min

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le 3 décembre 2015. REUTERS/Murat Cetinmuhurdar/Presidential Palace Press Office/Handout via Reuters.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le 3 décembre 2015. REUTERS/Murat Cetinmuhurdar/Presidential Palace Press Office/Handout via Reuters.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui cherche à réviser la Constitution turque pour donner plus de pouvoirs au chef de l'Etat, a cité comme exemple d'un système présidentiel efficace... l'Allemagne d'Adolf Hitler, rapporte l'agence Reuters.

Selon un enregistrement diffusé par l'agence Dogan, vendredi 31 décembre, il a, alors que la presse lui demandait jeudi au retour d'un voyage en Arabie saoudite si ce passage au système présidentiel permettrait de maintenir la structure unitaire de l'État turc, répondu: «Il y a déjà des exemples dans le monde. Vous pouvez le voir quand vous regardez l'Allemagne de Hitler. Il y a eu des exemples plus tard dans de nombreux autres pays.»

Réagissant à la publication de ces informations, la présidence turque a affirmé que la métaphore utilisée par Erdogan avait été «déformée» et «utilisée dans le sens opposé» de celui qu'il voulait lui donner, qui était que ni le système présidentiel ni le système parlementaire ne constituaient en soi une garantie contre l'abus de pouvoir, comme l'illustrait l'exemple de l'Allemagne nazie.

Erdogan avait relancé début novembre le projet d'une réforme de la Constitution, qui transférerait des pouvoirs du Premier ministre vers le président, après la victoire de son parti, l'AKP, aux élections législatives. Une victoire qui s'était accomplie au mépris de nombreuses règles démocratiques élémentaires, dans un pays où montent des inquiétudes autour des libertés fondamentales, notamment celle d'expression. Comme le rappelle l'AFP, il manque cependant 50 sièges à l'AKP pour détenir la majorité qualifiée qui lui permettrait de modifier la Constitution, ce qui va forcer le parti à chercher des alliés.

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