Tech & internet

2015, l’année où les entreprises tech ont endossé le costume du méchant

Repéré par Christophe-Cécil Garnier, mis à jour le 31.12.2015 à 12 h 56

Repéré sur Wired

Les entreprises de la Silicon Valley sont à un tournant pour leur image auprès du public.

Paquets d'Amazon | Akira Ohgaki via Flickr CC License by

Paquets d'Amazon | Akira Ohgaki via Flickr CC License by

A posteriori, l’année 2015 semble avoir été une bonne année pour la «French Tech»selon les Échos. Le meilleur exemple en est Blablacar, qui a levé 200 millions de dollars et «s’est installé dans le club très fermé des entreprises valorisées à plus d’1 milliard», comme l’indique le quotidien économique. Mais, pour les entreprises «tech» mondiales, la situation est bien différente. Les anciennes start-ups de la Silicon Valley se retrouvent dans une période charnière, comme l’explique Wired, qui cite pour cela Edward Walker, professeur de sociologie à l’Université de Californie:

«Ce sont des entreprises qui se positionnent comme le Petit Poucet. Et nous sommes en plein dans une transition délicate où ces entreprises qui sont évaluées à plusieurs milliards de dollars ne peuvent plus se qualifier des petites start-ups familiale.»

Wired estime donc que cette Silicon Valley, qui aime se présenter comme une noble pratiquante de l’entrepreneuriat et de l’innovation, «est énormément basée sur l’image»; en réalité, pour le magazine américain il est plus question «de pouvoir et de politique». Quelles sont les raisons qui laissent penser cela? Les agissements de certaines de ces entreprises pour le magazine.

Airbnb, Amazon, Uber... 

Le maire de New York, Bill de Blasio, veut limiter l’augmentation croissante des VTC? Uber réussit à le faire reculer après un lobbying intense. Le New York Times publie une grande enquête sur les conditions de travail difficiles des cadres d’Amazon? Le chef des relations publiques Jay Carney part en guerre contre les arguments du journal par le biais d’une tribune deux mois plus tard. Airbnb est menacé à San Francisco par un référendum sur «un projet de durcissement des règles sur la location immobilière de courte durée»? L’entreprise lance une opération publicitaire qui dérape totalement.

Même lorsqu’un des principaux représentants de cette Silicon Valley, Mark Zuckerberg, annonce qu’il va céder 99% de sa fortune à des œuvres de charité, on souligne que la manoeuvre n’est pas si philantropique que ça

Wired rappelle également que certaines de ces start-ups, comme les Uber, Airbnb ou FanDuel, proviennent d’une ambiguïté juridique et l’exploitent au maximum. Ce qui n’améliore pas cette posture de «bad guy» que le magazine leur attribue.

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