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Une ville allemande met le holà sur les feux d’artifice par respect pour les réfugiés

Repéré par Robin Verner, mis à jour le 31.12.2015 à 11 h 34

Repéré sur The Independent, CNN

La commune d’Arnsberg empêche la vente et l'installation de pétards et feux d'artifice dans les centres d'accueil.

Feux d'artifice | Jeff_Golden via Flickr CC License by

Feux d'artifice | Jeff_Golden via Flickr CC License by

Conséquence inattendue de la guerre en Syrie et des désordres politiques et économiques au Moyen-Orient: la vente de pétards et de feux d’artifice pourrait bien reculer fortement en Allemagne pour ce Nouvel An. La commune d’Arnsberg, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, land le plus peuplé du pays et situé à l’ouest du pays, a en tout cas pris des mesures restrictives les concernant, signale le journal britannique The Independent.

Ces articles ne pourront être vendus aux résidents des foyers d’accueil de réfugiés de la ville ni être installés dans ces centres. Le porte-parole d’Arnsberg s’en est expliqué: «Les gens qui viennent de zones de guerre ont tendance à relier les bruits de détonations davantage aux coups de feu et bombardements qu’aux festivités du Nouvel An.» Il s’agirait donc de ne pas réveiller les vieux démons car la célébration pourrait réactiver certains stimuli nerveux et, partant de là, raviver le traumatisme de ces populations.

Les pompiers veulent prévenir les départs de feux... d’artifice

C’est d’ailleurs au nom de ce raisonnement que la brigade des pompiers de la ville a même recommandé à l’ensemble des habitants de la ville d’oublier pétards et feux d’artifice cette année. «Ça aidera à empêcher les gens qui ont dû quitter leur maison de revivre les horreurs qui ont menacé leur vie et leur bien-être dans leur pays d’origine», ont expliqué les pompiers sur leur site internet.

Complàtement à l’opposé de la Rhénanie, dans le land oriental de la Saxe, on prend le même chemin, comme l’indique CNN. Ainsi, les dirigeants de l’association Johanniter de cette région recommandent vigoureusement de se restreindre sur la pyrotechnie à proximité des centres d’accueil des réfugiés, arguant notamment de la présence d’enfants. «Bien sûr, nous n’avons pas l’intention de faire les rabat-joie pour ce nouvel an mais, en raison de la présence de nombreux enfants profondément traumatisés par la guerre et la violence, il devrait aller sans dire qu’il convient d’être responsable s’agissant des feux d’artifice près des centres pour réfugiés», observe son président Dietmar Link.  

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