Sciences

En cas de danger, l'anxiété est bonne conseillère

Temps de lecture : 2 min

Les personnes anxieuses réagissent plus vite dans les situations périlleuses.

Stress du printemps | Amanda Patsopoulou via Flickr CC License by
Stress du printemps | Amanda Patsopoulou via Flickr CC License by

«Te fais pas de bile!», «T’es parano!», lance-t-on souvent à la tête des grands anxieux. Il se pourrait pourtant que les plus inquiets d’entre nous aient un petit quelque chose en plus: c’est-à-dire une plus grande capacité à classer les menaces par ordre de priorités et une meilleure réactivité face au danger. C’est ce qu’a établi une étude menée par une équipe de chercheurs français, dont parle ici Science Daily.

Dirigés par Marwa El Zein, de l’Institut de la santé et de la recherche médicale (Inserm), les scientifiques ont analysé les réactions nerveuses de 24 volontaires. Ceux-ci devaient déterminer si des visages reconstitués numériquement exprimaient la colère ou la peur, pendant qu’étaient mesurés les signaux nerveux de leur système cérébral. Il y a eu 1.080 situations de ce type présentées. Certains des visages avaient en fait exactement le même rictus, seule la direction du regard variant. Car l’orientation des yeux recèle ici une importance cardinale.

Réflexe de survie

Si une personne vous regarde personnellement avec l’éclat de la fureur dans les yeux, le cerveau repérera la menace très vite: en 200 millisecondes. De la même manière, un œil apeuré, s’affolant vers le coin de la pièce suscitera aussi plus vivement votre attention qu’une mine réjouie. Il s’agit probablement, selon les savants, d’un vieux réflexe d’un être humain qui a dû apprendre à survivre au fil de siècles impitoyables.

Plus notable, l’équipe s’est rendue compte au cours de ses recherches que les personnes anxieuses n’évaluaient pas les périls de la même manière que les personnes au caractère plus détendu. Les personnes anxieuses se servent dans ces cas là de la partie motrice de leur cerveau c’est-à-dire de la région cérébrale dévolue à la mise en action du corps. À l’inverse, les gens plus sereins utilisent la région du cerveau utilisée habituellement pour la reconnaissance faciale. Devant un danger réel, on imagine bien l’avantage que les personnes angoissées ont sur les autres.

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