Monde

Comment Barack Obama est tombé dans le piège de Copenhague

Slate.fr, mis à jour le 05.10.2009 à 15 h 09

Après la défaite de la ville de Chicago dans la course pour héberger les Jeux Olympiques de 2016, les rumeurs courent: selon le Chicago Tribune, Barack Obama n'était pas convaincu de se déplacer à Copenhague pour soutenir sa ville candidate, alors qu'au Sénat s'enflammait le débat sur le système de santé. Ce ne serait qu'à quelques jours de la date que le président américain aurait décidé de partir, sous la pression des organisateurs de la campagne. Pour Valerie Jarrett, conseillère de la Maison Blanche, «les renseignements que nous avions du Comité Olympique et de l'équipe de la campagne pour Chicago indiquaient que le vote était serré et qu'un intérêt personnel du président américain aurait pu faire une grosse différence».

Dans les mois précédents la réunion du Comité International Olympique, donc, Barack Obama s'était engagé dans un lobbying «tranquille»: une douzaine d'appels à des personnes influentes, parmi lesquelles le président du Comité, Jacques Rogge. Et à chaque appel, «c'était évident que le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, avait déjà fait la même chose», raconte David Axelrod, conseiller du président. Ensuite, se pose la question du voyage à Copenhague.

Le problème principal posé par ce déplacement était la reforme du système de santé, une priorité de la politique interne d'Obama. Pour les conseillers du président, le doute était: doit-il rester pendant que les législateurs débattent la question au Sénat ou doit-il partir au risque d'annuler? Quelques semaines avant le vote du Comité, le maire de Chicago, Richard M. Daley, se trouvait dans le bureau ovale avec le président et lui demandait de faire le déplacement. Obama répondait alors «Je ne veux pas faire une promesse que je ne suis pas sûr de pouvoir tenir» rapporteDavid Axelrod, présent à ce moment, «je ne prendrai donc aucune décision et je vais laisser la question ouverte».

Tout en conservant l'idée de pouvoir aller personnellement au Danemark, Barack Obama envoie quand-même une équipe juste «au cas où». En attendant, les membres du comité d'organisation pour Chicago 2016 continuent de faire pression sur le président, car «une visite présidentielle pourrait déterminer la décision». Finalement Barack Obama a pris sa décision la semaine dernière, une fois que ses conseillers qui suivent le dossier de la réforme santé lui avaient assuré qu'il n'y aurait pas de vote durant les 24h de son absence.

Chicago n'a pas remporté les Jeux (c'est Rio qui a gagné) et il parait que Barack Obama, malgré sa déception, aussitôt descendu de l'Air Force One, de retour de Copenaghue, il ait recommencé à parler de sa reforme du système de santé.

[Lire le texte complet sur le Chicago Tribune]

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Image de une: Discours du Président Barack Obama pour supporter la ville de Chicago, candidate aux Jeux Olympiques de 2016

 

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