Santé

Si vous aimez courir, remerciez votre graisse

Temps de lecture : 2 min

Une hormone présente dans les tissus adipeux, la leptine, influerait directement sur notre motivation à faire de l'exercice.

Les individus dont le niveau de leptine est faible seraient plus motivés à courir que les autres | Kris Krüg via Flickr CC License by

Le plaisir que vous prenez à courir le dimanche matin vient peut-être des poignées d’amour que vous tentez à tout prix d’éliminer. Ou du moins du fait qu’elles ne contiennent que peu de leptine. C’est en tout cas ce que suggère une étude publiée en septembre: la motivation à courir serait stimulée par cette hormone nichée dans les tissus adipeux.

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Comme le rappelle Gizmodo, la leptine est connue pour régir la sensation de satiété. Mais des chercheurs lui ont découvert une autre spécificité. Les souris dont le niveau de leptine est faible courent plus souvent et plus longtemps dans leur petite roue que celles dont le niveau de leptine était élevé. Et ce n’est pas tout. Plus ces souris courent, plus elles sont motivées à courir.

Appétit pour se dépenser

Les souris éprouvent un sentiment d’euphorie pendant l’exercice grâce à la libération d’endorphine. Le niveau de leptine influe ensuite sur leur motivation post-exercice. Une explication possible est qu’un faible niveau de leptine doit inciter les animaux à sortir chercher de la nourriture. Et donc à se dépenser.

Ces résultats pourraient aider à comprendre pourquoi certaines personnes prennent plus de plaisir que d’autres à faire de l’exercice. Stéphanie Fulton, la neurobiologiste qui a réalisé l’enquête, espère même qu’ils mèneront au développement de nouveaux médicaments pour encourager les individus en surpoids à faire du sport.

Selon la chercheuse, ces traitements pourraient simplement viser à bloquer le niveau de leptine présent dans la graisse pour aider les plus récalcitrants à se lancer. D’autres scientifiques ne partagent pas ce constat. Un niveau de leptine faible creuse l’appétit. Un tel médicament pourrait donc inciter le patient à manger davantage.

Slate.fr

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