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Twitter affirme qu'il gagne la guerre contre les trolls

Temps de lecture : 2 min

Plusieurs célébrités, surtout féminines, ont affirmé avoir quitté Twitter à cause des commentaires violents qui y pullulent.

Twitter | Christopher via Flickr CC License by
Twitter | Christopher via Flickr CC License by

Twitter va avoir dix ans en mars 2016. En une décennie, le site s'est valorisé à environ trente milliards d'euros et a engrangé plus de 320 millions d'utilisateurs. Mais aussi un bon paquet de trolls. Au point que certaines personnes harcelées, surtout des femmes, ont quitté le réseau social. Avec fracas.

La chanteuse australienne Iggy Azalea a répondu qu'internet était «le plus laid reflet de l'humanité» après des commentaires critiques sur des photos d'elle. Lena Dunham, créatrice de la série Girls, a indiqué qu'elle cessait d'utiliser personnellement Twitter parce que «l'environnement [était] devenu beaucoup trop hostile», après avoir subi des violences verbales, notamment des appels à sa lapidation.

Mais pour Bruce Daisley, le chef de Twitter en Europe, le combat contre les trolls est en voie d'être gagné:

«Nous avons passé beaucoup plus de temps et d'efforts dans la sécurité de l'utilisateurs que sur n'importe quel autre problème, a-t-il indiqué au journal The Independent. Les mesures que nous avons prises sont corrélées directement avec une réduction de la quantité des mauvais comportements sur le réseau».

Twitter a également donné de «nouveaux outils», selon Bruce Daisley pour mieux bloquer les trolls. Comme, par exemple, un filtre pour les commentaires indésirables (qui ne marche que pour les comptes «certifiés»). Le site a aussi lancé une politique de mise en évidence des pires trolls en enjoignant les internautes à donner leurs listes de comptes bloqués, ce qui a conduit pour Bruce Daisley à une augmentation du nombre de signalements.

Vérification téléphonique

Une autre politique du réseau social a été de mettre en place une meilleure identification. Si quelqu'un se comporte mal, le site lui demande une vérification téléphonique:

«Cela nous permet de dire à l'utilisateur qu'il existe quelque part dans le monde réel. Cela agit normalement comme un rappel brutal. Deuxièmement, cela nous permet de voir si cet utilisateur a déjà des comptes suspendus sur son téléphone.»

De telles mesures servent évidemment à protéger les utilisateurs, mais pas seulement. Cela permet de garder ou d'attirer une audience rajeunie, qui pourrait être choquée par la violence de certains propos et se diriger vers d'autres services comme Instagram ou Snapchat, selon The Independent. Cela permet aussi, comme le rappelle Rue89Lyon, de moins servir d'organe de communication pour les groupes terroristes (sans toutefois être pleinement efficace).

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