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[VIDÉO] Un forgeron américain démonte un des principaux arguments des complotistes du 11-Septembre

Temps de lecture : 2 min

Dans une vidéo vue plus de 7 millions de fois depuis sa mise en ligne sur YouTube, le 15 décembre, Trenton Tye, un forgeron américain, a décidé de s’attaquer à un des principaux arguments des théoriciens du complot du 11-Septembre, celui selon lequel «le carburant ne peut pas faire fondre des poutrelles d'acier» («jet fuel can’t melt steel beams»).

«J’essaie d’écarter une des choses les plus stupides que j’aie lues sur internet», annonce-t-il au début de cette vidéo. L’argument des théoriciens du complot est que le carburant, en brûlant, produit une chaleur allant de 800 °F à 1.500 °F (430 °C à 820 °C), ce qui aurait été insuffisant pour faire fondre les colonnes d’acier des tours du World Trade Center, ce qui aurait nécessité une température de 2.750 °F (1.500 °C). Cette impossibilité constituerait la preuve d’une démolition contrôlée des deux tours.


«Si vous utilisez cet argument en faveur de l’idée d’une conspiration, vous êtes un idiot», explique Trenton Tye. Pour illustrer son point de vue, il introduit une barre d’acier dans le trou d'une enclume, afin de montrer sa résistance structurelle, puis explique qu’il a mis une barre identique dans un four, où elle est soumise à une température d’environ 1.800 °F. Il introduit alors celle-ci dans le trou de l’enclume et montre qu’elle n’a pas fondu… mais qu’elle ne peut plus non plus soutenir l’enclume, puisqu’elle se plie entièrement: «On dirait un putain de spaghetti!» Conclusion: oui, du carburant d'avion ne peut pas faire fondre des colonnes d’acier… mais cela ne constitue pas un argument valable à l'appui de la thèse d'une démolition contrôlée –les colonnes n’avaient pas besoin de fondre pour que le World Trade Center s’effondre sur lui-même tel un château de cartes, ses piliers n’étant plus assez résistant pour soutenir la structure.

Cet argument des théoriciens du complot avait déjà été largement démonté, en 2005, par la revue Popular Mechanics. «Je n’ai jamais vu d’acier fondu dans un bâtiment en feu», expliquait alors le pompier Vincent Dunn. «Mais j’ai vu beaucoup d’acier tordu, déformé ou affaissé.» L’ingénieur Farid Alfawak-hiri estimait lui que l’acier perd 50% de sa résistance à 1.100°F et plus de 90% à 1.800°F. Dans un rapport remis en 2002, la FEMA, l'organisme américain responsable des situations d'urgence, estimait elle que c'était la combinaison de deux éléments –les dommages initiaux causés par le crash des avions et l’affaiblissement des structures par l’incendie qui en a résulté– qui était à l’origine de l’effondrement des tours.

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