Histoire

Pourquoi il ne faut pas imiter le père Noël en passant par la cheminée

Repéré par Robin Verner, mis à jour le 24.12.2015 à 11 h 46

Repéré sur Vice, The Guardian

À l’heure du réveillon, il est bon de se rappeler que la cheminée, élément à part du folklore de Noël à cause du père du même nom, peut être un piège mortel pour qui s’y aventure.

Le jour du 24 | Jay Reed via Flickr CC License by

Le jour du 24 | Jay Reed via Flickr CC License by

Seul le père Noël peut pénétrer le conduit d’une cheminée avec son embonpoint et en sortir la barbe immaculée... et vivant. Car, comme le rappelle le site américain Vice, les cheminées tuent et généralement par asphyxie.

C’est au XIXe siècle que le fléau a emporté le plus de malheureux. C’est l’époque des petits ramoneurs et de la sécurité minimale sur le lieu de travail. Les histoires pullulent d’enfants travailleurs coincées dans un de ces conduits et finissant par y mourir de faim, de fatigue ou le plus souvent d’asphyxie.

Le premier danger dans une cheminée est de se retrouver avec les genoux contre son abdomen sans espace suffisant pour bouger ni respirer. Heureusement, aujourd’hui, les cheminées présentent un péril moins grand: le tunnel fait des coudes pour stopper les chutes éventuelles et l’ouverture au-dessus du tisonnier a souvent été réduite au dixième du conduit pour décourager toute velléité d’entrer dans un domicile par cette voie. 

«Je vous jure que je suis dedans. Déconnez pas!» 

Mais ça n’empêche pas certaines vocations. En Californie, en jenvier 2015, une femme a bien essayé de pénétrer dans la maison de son ex-compagnon (peut-être pour lui reprendre leurs enfants, spécule Vice). Une fois qu’elle a été bloquée, il a bien fallu détruire des pans de l’habitation pour la sortir de là, son compagnon commentant alors sobrement: «Je n’aime ni sa manière de se comporter ni ce qu’elle fait. Ce n’est pas bon pour les enfants.»

Moins bénin, fin novembre, un cambrioleur présumé s’est retrouvé pris au piège du fatal conduit, dans lequel il est mort lorsque les propriétaires ont décidé d’allumer un feu.

En 2014, le Guardian avait ouvert ses colonnes à Leo Wan, rescapé d’une cheminée où il a tout de même passé sept heures de rang. Pour fêter l’anniversaire d’un ami, il était monté sur le toit de la maison de celui-ci avec quelques copains. Assis sur la cheminée, il a fini par y tomber. Au fond de ce corridor large comme lui (mais pas plus), il n’est pas parvenu à se faire entendre et ses amis ont fini par l’y oublier. Se sont ensuivies trois heures durant lesquelles il a tenté de saisir son portable pour appeler les pompiers. Ceux-ci sont arrivés mais, vu l’étroitesse de l’ensemble, ont d'abord cru à un canular. Leo Wan a tôt fait de les détromper: «Je vous jure que je suis dedans. Déconnez pas!» Celui-là, on ne l’y reprendra plus.

Noëlmortcheminée
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte