Monde

Ces gens pour qui détricoter des nœuds est... relaxant

Repéré par Christophe-Cécil Garnier, mis à jour le 23.12.2015 à 18 h 59

Repéré sur Wall Street Journal

Certaines personnes font des pieds et des mains pour obtenir des pelotes de laine pleines de nœuds.

Confetti dans une boule | inger maaike via Flickr CC License by

Confetti dans une boule | inger maaike via Flickr CC License by

Daphné Basnet vit à Melbourne, en Australie. Un jour, elle a payé près de 50 dollars sur eBay pour obtenir environ onze kilos de fils de laine entremêlés. Elle a mis cinq semaines pour en faire des pelotes normales. «J’ai adoré», a confié Daphné Basnet au Wall Street Journal. Le quotidien américain s’est penché sur ces tricoteurs de l’extrême, prêts à passer des semaines à démêler les nœuds. Beaucoup font partie de l’association Knot a problem (jeu de mots entre «not a problem», c’est-à-dire «ce n’est pas un problème», et «knot», qui veut dire nœud), qui rassemble en son sein environ 2.100 «détricoteurs», et a été créée en 2008 par Stéphanie Rothschild.

Cette dernière travaillait dans un magasin de fils. Un jour, elle a vu le propriétaire mettre à la poubelle de nombreuses pelotes entremêlées. «Je les ai sorties des ordures et j’ai dit: “Qu’est-ce que vous faites?”» Elle a donc décidé de créer un groupe pour les personnes qui, comme elle, exprimaient un intérêt pour cette activité. Le nombre des membres gonfla bien au-delà de ses espérances:

«Regardez toutes ces bêtes de foire ensemble!»

«Tangle porn»

Beaucoup d’entre eux ont indiqué au Wall Street Journal que détricoter les nœuds était «étrangement relaxant», là où certaines photos de pelotes en plongeraient d’autres dans une grande déprime. Au lieu de cela, les stakhanovistes du tricot y trouveraient une échappatoire à leurs soucis et un moyen «de créer l’ordre à partir du chaos». L’activité s’étend même aux fils des écouteurs d’iPhone ou aux guirlandes de Noël. 

Les membres du groupe partagent même des photos avant/après, du «tangle porn» comme ils l’appellent (tangle veut dire emmêler et l’association avec «porn» est une référence au food porn, où l’on met en exergue sa nourriture). Les tas de fils ressemblant à des bols de spaghettis deviennent des balles soignées et des gâteaux, note le WSJ:

«Je pense que c’est valorisant pour les gens quand ils voient ce que c’était, un peu comme une rénovation de maison, explique Stéphanie Rothschild. Vous constatez à quel point c’était merdique avant et à quel point c’est devenu beau désormais.»

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