Science & santé

Les scientifiques se passionnent pour les animaux de compagnie... et ils n'ont pas de quoi être fiers

Repéré par Robin Verner, mis à jour le 23.12.2015 à 17 h 36

Repéré sur The Atlantic, Nature

De plus en plus d'innovations technologiques farfelues veulent repenser la relation du maître et de son animal.

Chien en costume | Hello Chaos via Flickr CC License by

Chien en costume | Hello Chaos via Flickr CC License by

«Down the street the dogs are barkin’, And the day is a-gettin’ dark» (en français, «Dans la rue les chiens aboient, et le jour s’assombrit»), chantait tristement Bob Dylan en ouverture de sa chanson «One Too Many Mornings». L’artiste américain avait parfaitement raison des décennies avant tout le monde car aujourd’hui le ciel s’enténèbre au-dessus des hommes et des animaux de compagnie. Mais rien à voir avec les aboiements cependant. 

The Atlantic examine les dernières innovations technologiques concernant les animaux, et les canidés tout particulièrement. Et l’aperçu renvoie une impression de ridicule prononcé.

Les chiens en première ligne

On ne compte plus les gadgets loufoques dont la fonction serait de rapprocher le maître de son compagnon sur pattes. Des instruments (comme celui-ci) permettent d’ores déjà d’appeler son chien ou son chat «en visio» et de jouer avec lui depuis son bureau ou la salle d’attente de son médecin. De la même manière, il est également possible de filmer ses animaux grâce à une caméra se mettant en route automatiquement au passage de la boule de poils aimée pour mieux envoyer les vidéos sur les réseaux sociaux.

Dans le même ordre d’idées encore, des scientifiques planchent actuellement sur un «harnais intelligent». Ce baudrier, qui selon l’article de The Atlantic ressemblerait à une petite veste en kevlar, est censé, grâce à un savant système de capteurs et un micro-ordinateur, de collecter toutes sortes de données sur le chien qui en serait revêtu (pulsations cardiaques, respiration, etc.) et d’en tirer des conclusions quant à son état d’esprit présent. Le même procédé pourrait même aider à dresser la bête au moyen de vibrations comme autant d’injonctions.

Du travail de cochon

Et puis, comme il n’y a pas que les chiens dans la vie, certains scientifiques se proposent plutôt de repenser le génome animal. Jack Horner, paléontologue, en est un bon exemple, lui qui souhaite faire remonter au poulet la chaîne de l’évolution pour le faire ressembler davantage à son ancêtre du temps des dinosaures tout en le domestiquant.

Nature développe un autre exemple de cette tendance inventive. Un centre de recherches chinois, BGI, a utilisé des enzymes particulières pour contrer l’hormone de croissance dans les cellules de fœtus de cochons de Bama et fabriquer des cochons nains. À l’origine, ceux-ci devaient servir de cobayes pour l’étude de maladies frappant les hommes mais ils se retrouvent désormais destinés à la vente comme animaux de compagnie. Pas besoin de manipuler l’esprit humain en revanche pour que celui-ci ne déborde d’imagination. 

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