Economie

Pourquoi tous ces grands patrons cherchent sans arrêt à se dépasser

Repéré par Lorenzo Calligarot, mis à jour le 21.12.2015 à 18 h 30

Repéré sur The Economist

Beaucoup de patrons font du sport et de l’exercice non-stop une philosophie de vie. Et ce n’est pas sans raison.

Un randonneur face au Mont Everest à Kala Patthar le 7 mai 2014 | REUTERS / Navesh Chitrakar

Un randonneur face au Mont Everest à Kala Patthar le 7 mai 2014 | REUTERS / Navesh Chitrakar

Certains patrons sont dans leurs entreprises comme dans la vie et souhaitent sortir vainqueurs de tous leurs défis du quotidien. Le site The Economist rapporte plusieurs exemples de chefs d’entreprise dont les journées ne laissent que peu de place à l’ennui. Le site britannique part de l’exemple d’un tweet, qui n’a pas manqué de s’attirer les moqueries de certains internautes, posté par le Forum économique mondial (WEF) et titré «Les quatorze choses que les gens qui réussissent dans la vie font avant le petit-déjeuner». Parmi les exemples: boire de l’eau, faire de l’exercice, regarder ses emails, lire les journaux ou encore se lever (très) tôt.

 

«Les quatorze choses que les gens qui réussissent dans la vie font avant le petit-déjeuner», tweet de @Davos (World Economic Forum)

Si le tweet paraît extrême, il reflète pourtant le programme bien matinal de nombreux patrons qui ont révélé se lever à l’aube afin de pouvoir, par exemple, faire un peu de sport avant d’entamer une riche journée. Laura Vanderkam, une experte en gestion du temps citée par The Economist, explique même que, dans un sondage effectué sur une vingtaine de cadres, 90% d’entre eux se levaient avant 6 heures du matin. Des PDG comme Indra Nooyi (PepsiCo), Bob Iger (Walt Disney Company), Jack Dorsey (Twitter) ou Tim Cook (Apple) ont admis se lever entre 4 et 5 heures du matin afin de faire de l’exercice mais aussi de surfer sur le web ou de regarder un peu la télévision.

L’avenir appartiendrait-il alors à ceux qui font du sport et se lèvent tôt? C’est possible tant les cas de patron qui pratiquent des sports extrêmes ne se comptent plus. Le président de Century 21 (immobilier) passe par exemple son temps libre à escalader des montagnes, faire du parachutisme ou des courses de Nascar quand son homologue de Herbalife Michael Johnson court des marathons et fait du VTT.

 

«4.390 mètres grimpés ce week-end avec ma fille Mandy. Nous avons grimpé le mont Rainier ensemble vendredi. Je suis un fier papa!» @RickWDavidson patron de Century 21

La France ne fait pas exception et L’Express donnait en 2014 l’exemple de plusieurs patrons qui partaient se lancer dans un Paris-Dakar ou une ascension de l’Everest. L’anthropologue David Le Breton, cité par L’Express, expliquait alors pourquoi tant de PDG souhaitaient continuellement dépasser leurs limites:

«Dans l’univers économique, la part d’insaisissable est grande: fluctuations du marché, investissements risqués... Du coup, pour se rassurer, certains dirigeants remplacent l’imprévisible par du contrôlable, comme c’est le cas dans un corps-à-corps sportif. S’ils n’atteignent pas leur but –sommet de l’Everest, ligne d’arrivée du marathon, ils n’ont de compte à rendre qu’à eux-mêmes.»

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