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L'esprit de Noël, c’est dans la tête

Noël | Antonio Castagna via Flickr CC License by

Noël | Antonio Castagna via Flickr CC License by

Une équipe de scientifiques pense avoir localisé le fameux esprit de Noël.

Tino Rossi chantait le petit papa Noël et la Compagnie créole «Noël, joyeux Noël, bons baisers de Fort-de-France». Ces artistes ont beaucoup fait pour la mythologie entourant la féérie de Noël. Mais une équipe de scientifiques de Copenhague a voulu savoir si l’esprit de Noël était effectivement un mythe ou avait vraiment un fondement psychologique ou neurologique. Et il se trouve que, oui, selon leur étude, relayée ici par le site Vocativ.

Les universitaires ont rassemblé vingt-six volontaires, se partageant en deux groupes: les membres du premier avaient en commun de fêter la Noël depuis leur plus jeune âge, tandis que les seconds n’avaient pas de tradition particulière pour le réveillon ou le 25 décembre.

Chaque participant a vu son cerveau scruté à l’IRM fonctionnelle (l’IRM fonctionnelle permet d’isoler les régions cérébrales responsables de telle ou telle émotion). Pendant ce temps, des images liées au thème de la Noël défilaient devant leurs yeux. Après cette expérience éprouvante, ils devaient répondre à une batterie de questions sur cet événement à part du calendrier. Parmi celles-ci: célébrez-vous Noël? si oui, depuis combien de temps? quels sont vos sentiments par rapport à cette fête?

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Les données relevées ont révélé que les personnes attachées à Noël montraient une activité nerveuse accrue dans le cortex prémoteur frontal (qui aide à prendre du plaisir en partageant certains moments en collectivité et à s’en souvenir), le lobe pariétal (lié à la transcendance de soi, et donc essentiel à la spiritualité) et le cortex somatosensoriel (qui permettrait de reconnaître les émotions à partir d’expressions du visage).

C’est donc tout un réseau cérébral qui a semblé s’activer en confrontant les individus à l’idée de Noël.

Cependant, il n’y a peut-être pas lieu de tirer de conclusions trop hâtives sur la question de l’esprit de Noël. Aussi scientifique et sérieuse que paraisse l’IRM fonctionnelle, il est connu que ce genre de procédé est souvent sujet à l’erreur. En 2009, des savants ont ainsi montré qu’on avait détecté au cours d’une expérience une activité cérébrale chez un saumon mort et congelé. Saumon mort, congelé et découpé en tranches au goût fumé que nous retrouverons peut-être dans notre assiette lors du réveillon. 

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