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Il fait chaud pour un mois de décembre et le changement climatique n’est pas le seul en cause

Repéré par Lorenzo Calligarot, mis à jour le 21.12.2015 à 15 h 05

Repéré sur The Guardian, Nasa, Le Figaro

Les termes «climat» et «météo» sont souvent utilisés pour dire la même chose. À tort.

Une femme porte un masque pour se protéger de la pollution à Shanghai, en Chine, le 30 novembre 2015 | REUTERS/Aly Song

Une femme porte un masque pour se protéger de la pollution à Shanghai, en Chine, le 30 novembre 2015 | REUTERS/Aly Song

Vous l’avez remarqué, il fait chaud pour un mois de décembre. Météo France, cité par Le Figaro, explique que «les températures sont restées exceptionnellement douces depuis fin octobre» et l’année 2015 est même entrée dans les quatre années les plus chaudes jamais enregistrées en France. Au lendemain de la COP21, qui s’est tenue à Paris, nombreux sont ceux qui accusent le réchauffement climatique d’être à l’origine de ces températures inhabituelles. Pourtant, bien que le climat et la météo soient intimement liés, il faut bien distinguer les deux phénomènes afin de ne pas tout confondre, rapporte le Guardian.

La différence profonde entre les deux termes est avant tout temporelle. L’étude de la météorologie est faite sur le court terme tandis que la question climatique est étudiée sur le long terme. Les événements météorologiques se prévoient dans l’heure, la journée voire la semaine, mais jamais plus, comme le précise le site de la Nasa. Ils sont disséqués par des armées de météorologues, qui compilent des données factuelles d’ensoleillement, de température, de vent, de pression et de bien d’autres facteurs qui permettent de prédire, avec plus ou moins d’efficacité, le temps du lendemain ou du surlendemain. La climatologie, en revanche, ne prend en compte que les vents permanents et les conditions atmosphériques, astronomiques ou océaniques pour tenter de présager de l’évolution du climat durant une période d’au moins trente ans.

Conséquences météorologiques

L’actuelle douceur hivernale est due entre autres à un phénomène météorologique, explique Steven Testelin, prévisionniste pour Météo France, au Figaro: «Une dépression très vaste entre l’Islande et les îles britanniques génère un flux de sud-ouest. Des masses d’air chaudes venues du sud arrivent sur l’Europe de l’Ouest. C’est typiquement ce genre de système qui génère des canicules en été.»

Cela ne veut pas dire que cette chaleur n’est en rien liée au réchauffement climatique. En effet, les changements climatiques futurs, qui sont aujourd’hui une réalité acceptée par la quasi-totalité des experts climatiques au monde (ce qui a permis à toutes les nations de trouver un accord à Paris lors de la COP21), peuvent avoir des conséquences météorologiques. L’hypothétique multiplication des ouragans et d’autres tempêtes, la montée des eaux et le réchauffement de la température font partie de ces conséquences météorologiques à un problème climatique. Reste qu’une évaluation précise des changements climatiques à venir est assez difficile tant le nombre de données à compiler est important, les émissions de gaz à effet de serre futures incertaines et la quantité d’efforts fournis par chaque pays inquantifiable.

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