Égalités / Économie

À Wall Street, les meilleurs salaires sont ceux des femmes

Temps de lecture : 2 min

À poste égal, les directrices financières du SP&500 ont touché 20.000 dollars de plus que leurs pairs masculins sur l'année.

Indra Nooyi était directrice financière de PepsiCo, qu'elle dirige désormais. | Reuters/Larry Downing
Indra Nooyi était directrice financière de PepsiCo, qu'elle dirige désormais. | Reuters/Larry Downing

Certes, les hommes n’y sont pas à plaindre. Mais quand même. Dans ce monde obscur qu’est celui de la finance américaine, les femmes sont mieux payées que les hommes à poste égal. Sur l’année écoulée, les directrices financières du S&P 500 ont ainsi touché une paye moyenne de 3,32 millions de dollars, une rémunération en hausse de 11%. Les hommes, eux, ont perçu 3,3 millions en moyenne. Soit 20.000 dollars de moins.

La représentation des femmes est également en hausse, dans un monde historiquement hyper masculin. Sur plus de 1.000 entreprises financières évaluées, une étude du cabinet Crist Kolder Associates recense 13% de directrices financières, et 5% de femmes PDG. Cela peut sembler peu mais c’est, toujours selon l’étude, un niveau jamais atteint de féminisation des postes à responsabilité dans cette industrie.

Mashable cite ainsi plusieurs femmes parmi les dirigeants les plus puissants de Wall Street. Chez Morgan&Stanley, la directrice financière Ruth Porat a par exemple touché plus de 14 millions de dollars sur la seule année fiscale 2014. Elle a, depuis, été débauchée par Google. L’entreprise s’apprête à la payer 70 millions de dollars pour sa première année.

D’autres directrices financières accèdent, elles, au poste de PDG. Indra Nooyi, à la tête de PepsiCo, et Lynn Good, chez Duke Energy, sont toutes deux d’anciennes directrices financières. Le cabinet d’études finit sur une note optimiste. Selon lui, le fait que des femmes accèdent aux postes aux plus grandes responsabilités donne aux jeunes femmes de meilleures chances de gravir, à leur tour, la hiérarchie de leur entreprise.

Slate.fr

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