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Pourquoi il est important de pouvoir nommer ses émotions

Repéré par Christophe-Cécil Garnier, mis à jour le 18.12.2015 à 13 h 07

Repéré sur The Atlantic, The Guardian, The Emotionary

Nos émotions sont influencées par les mots que nous utilisons pour les définir.

Émotion vague | Lawrence Rayner via Flickr CC License by

Émotion vague | Lawrence Rayner via Flickr CC License by

C’est une chose curieuse, une émotion. À l’image d’une poupée russe, on en trouve toujours une dans les strates d’une autre plus imposante. Comme lorsque vous êtes en colère ou que vous êtes triste, mais sans savoir vraiment l’exact sens de cette tristesse. C’est le propos d’un article de The Atlantic, qui explique que nos émotions sont influencées par les mots que nous utilisons pour les définir, ou à quel point cela peut être perturbant quand il n’y en a pas.

Tiffany Watt Smith, l’auteur du Book of Humans Emotions, estime qu’apprendre «de nouveaux mots pour les émotions vous permet de les identifier selon votre propre expérience»:

«Plus vous identifiez et transformez des émotions d’une chose assez vague en quelque chose de concret, plus ce sera facile à gérer pour vous lorsque vous les aurez.»

Mot-valise

Pour vous aider, le Guardian avait repéré en 2013 un site, nommé The Emotionary (contraction de «émotion» et «dictionnaire» en anglais), qui donnait des définitions d’émotions avec la contraction de plusieurs mots et une illustration souvent parlante (celle de «reciprothetic», qui est un mot-valise anglophone entre réciprocité et apathique). 

«Nous avons besoin de mots pour étiqueter nos sentiments qui seraient autrement incompréhensibles, pour nous comprendre et nous lier les uns aux autres», explique le site. Selon le Guardian, nommer une émotion, même à l’aide de mots qui n’existent pas, permet de ne plus être sous son emprise.

Paysage émotionnel

Un autre élément est la différence des émotions entre les cultures. The Atlantic rappelle par exemple qu’en Corée il y a un mot qui décrit un état où l’on se sent à la fois triste et plein d’espoirs. Ou alors le fait de se sentir confortable dans les pays scandinaves, traduit par le mot «hygge» en danois, sorte de «cosy» (qui vient lui-même de l’anglais). Ce qui permet d’envisager de nouvelles façons pour gérer ces émotions, comme le conclut la créatrice de l’Emotionary:

«Juste le fait de savoir que quelqu’un d’autre connaît les mêmes ascenseurs émotionnels vous fait sentir un peu moins seul dans ce monde.»

Et si vous avez la curieuse sensation de ne pas avoir compris, je vous conseille de comfeindre.

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