Monde

Des poupées à l'effigie de lanceurs de pierres saisies en Israël

Temps de lecture : 2 min

L’utilisation d’outils ludiques pour «éduquer» les petits Palestiniens à la violence et à la haine contre les juifs n’est pas nouvelle.

Tweet de NBC News avec la photo d’une des poupées lanceuses de pierre saisies en Israël | Capture d’écran Twitter
Tweet de NBC News avec la photo d’une des poupées lanceuses de pierre saisies en Israël | Capture d’écran Twitter

Le Guardian se fait l’écho d’une découverte déplaisante faite par les douanes israéliennes mercredi 9 décembre dans le port d’Haïfa, dans le nord du pays. Dans deux containers, cachées derrière d’autres articles, gisaient 4.000 poupées à l’effigie de lanceurs de pierres palestiniens.

Ces miniatures étaient toutes revêtues uniformément du même keffieh noir et blanc emblématique et portaient près du cou une de ces deux inscriptions en arabe: «Jérusalem est à nous!» ou «Jérusalem, nous voilà!». Et, dans un poing levé vers le ciel, une forme gris sombre ressemblant fortement à une pierre.

La ministre déléguée aux Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, connue pour ses opinions très dures sur la question palestinienne, a déclaré que cette marchandise était destinée aux territoires de l’Autorité palestinienne, ou État de Palestine (bien que, comme le rappelle le journal britannique, il n’existe pour le moment aucune certitude sur les destinataires), où elles devaient être utilisées pour «empoisonner» le cerveau des jeunes Palestiniens.

Farfour, cet autre Mickey un peu particulier

La femme politique a l’intention d’en envoyer des exemplaires dans les délégations diplomatiques israéliennes «afin de montrer aux pays versant des fonds à l’Autorité palestinienne qu’à moins d’un changement spectaculaire dans le système éducatif palestinien aucun dialogue avec [leurs] voisins ne [leur] semblera possible.»

Selon une experte interrogée par le site The Daily Beast à la suite de cette affaire, ces poupées à l’image de lanceurs de pierres sont une étrangeté dans le régime palestinien. Mia Bloom enseigne à l’université de Georgie et a co-écrit un livre à paraître: Small arms: children and terrorism (en français, Les petites armes: les enfants et le terrorisme).

Elle a cependant observé que, plus généralement, l’utilisation d’outils ludiques pour «éduquer» les petits Palestiniens à la violence et à la haine contre les juifs n’est pas nouvelle. Ainsi, la chaîna Al-Aqsa, réputée proche du Hamas, a popularisé un personnage aux airs de Mickey, Farfour. On peut le voir apprendre de son grand-père qu’il est «l’ange gardien» du territoire de Palestine face aux Israéliens et à la mort de celui-ci déplorer: «Je ne sais pas comment libérer ce pays de la souillure des juifs criminels et voleurs!» Une façon, explique la spécialiste, de déshumaniser au plus tôt la population hébreu auprès du peuple arabe et de banaliser les actions violentes.

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