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Sans la pomme de terre, la face du monde aurait changé

Repéré par Robin Verner, mis à jour le 16.12.2015 à 16 h 37

Repéré sur Gizmodo, Reader

Et si la patate avait eu plus d'importance pour l’histoire des hommes que le nez de Cléopâtre?

L'histoire de la pomme de terre par TED | Capture d'écran YouTube

La chaîne TED-Ed produit une curieuse vidéo, que nous avons découverte grâce à la vigilance de Reader et celle de Gizmodo, portant sur l’odyssée de la pomme de terre. Futile? Oh que non. Le tubercule préféré de la population humaine a traversé les moments les plus cruciaux de l’histoire et mieux. Il les a souvent influencés, si ce n’est en partie provoqués.

Comme l’explique ce petit dessin animé, tout commence en 6.000 avant Jésus-Christ, au sommet de la lointaine Cordillère des Andes. La pomme de terre permet à l’empire inca de prospérer sur le dos des nombreux travailleurs, qu’elle nourrit à moindre frais. Longtemps, l’histoire de la patate sera celle des empires et des classes laborieuses d’ailleurs. Riche en protéines et vitamines notamment, elle est un sacré carburant pour les efforts physiques soutenus.

Un vrai plat de pauvres

Son importance cardinale pour la grande civilisation sud-américaine engage les conquistadors espagnols à les ramener dans leur mère patrie. Mais les pommes de terre voyagent mal à l’époque, dans le sens où les Européens les rejettent. Cette étrange «pomme» poussant sous la terre et venue d’outre-mer n’inspire pas confiance: elle est jugée fade, peu appétissante et sa pousse rappelle trop la belladone, une plante très toxique.

Il faudra plus de deux siècles à la pomme de terre pour faire son trou et s’imposer en Europe. Elle écarte pourtant les famines au XVIIIe siècle et contribue fortement à l’envol des populations du vieux continent et à la constitution des grands empires. Sa culture fait passer le nombre d’habitants en Irlande d’un million en 1590 à 8 millions en 1845. Une maladie de la patate est plus tard à l’origine de la grande famine irlandaise tant l’alimentation locale en dépend.  

Enfin, la pomme de terre étant restée un «vrai plat de pauvres» (pour reprendre la formule de Coluche à propos de l’artichaut), c’est elle qui a fait croître en nombre les familles ouvrières et a rendu possible la révolution industrielle. 

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