Monde

Son pick-up aux mains de Daech, il fait un procès à son garagiste

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 16.12.2015 à 9 h 54

Repéré sur Houston Chronicle

Mark Oberholtzer avait revendu un pick-up de son entreprise de plomberie à un concessionnaire Ford. Le véhicule s’était retrouvé dans les mains de Daech, avec le nom et le numéro de la société.

Le camion de Mark Oberholtzer, plombier texan, utilisé par les membres de Daech | Capture d’écran Twitter

Le camion de Mark Oberholtzer, plombier texan, utilisé par les membres de Daech | Capture d’écran Twitter

En 2014, un pick-up appartenant à un plombier texan s’est retrouvé aux mains des djihadistes de Daech en Syrie, avec un canon anti-aérien à l’arrière. Une photo du véhicule, avec le logo Mark-1 Plumbing, ainsi que le numéro de téléphone de l’entreprise avait circulé sur Twitter.

«Les Tchétchènes des brigades Jaish al-Muhajireen al-Ansar utilisent un pick-up d’une plomberie texane contre le régime à Alep, en Syrie.»

À partir de là, la vie du plombier Mark Oberholtzer a basculé: il a reçu des milliers de coups de téléphone anonymes, dont de nombreuses menaces de mort contre lui et les membres de sa famille. Il a dû temporairement fermer sa boutique et quitter la ville, ce qui lui a fait perdre de l’argent. Il est désormais obligé de porter une arme pour se protéger.

Un million de dommages et intérêts

Un an après, Oberholtzer veut obtenir réparation et il vient d’engager une procédure judiciaire à l’encontre du concessionnaire Ford auquel il avait vendu son véhicule en 2013, rapporte le Houston Chronicle. Il demande un million de dollars de dommages et intérêts.

Chez le concessionnaire, le plombier avait tenté d’enlever le logo du pick-up mais, selon les avocats d’Oberholtzer, le garagiste lui a dit qu’il s’en chargerait afin de ne pas abîmer la peinture. Ce n’est visiblement pas ce qu’il s’est passé. Le véhicule a été vendu à une entreprise en Turquie, avant de se retrouver en Syrie, avec le logo et le numéro de téléphone intacts.

Le 13 décembre, le plombier expliquait au New York Post:

«J’ai rencontré un ancien collègue, je l’avais pas vu depuis des années. Il me demande: “Alors t’as vendu des camions en Syrie récemment?” Tout le monde trouve ça drôle, mais ça l’est pas du tout.»

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