Économie / Parents & enfants

Comment le père Noël a dopé sa productivité

Temps de lecture : 2 min

A Zurich, le 6 décembre 2015. REUTERS/Arnd Wiegmann.
A Zurich, le 6 décembre 2015. REUTERS/Arnd Wiegmann.

À l'approche du pic d'activité annuel du sympathique barbu, le cabinet de conseil Frontier Economics s'interroge dans une note sur la productivité du Père Noël. Il résume ainsi le problème logistique auquel doit faire face notre livreur de cadeaux préféré depuis quelques années:

«Il doit livrer des cadeaux dans autant de foyers qu'il lui est possible dans le monde entier, le tout dans un laps de temps délimité, du soir du 24 décembre au petit matin du 25. Alors que cette contrainte de temps demeure inchangée (elle est de 33 heures en utilisant les possibilités offertes par les fuseaux horaires), depuis cinquante ans, le nombre d'enfants âgés de 14 ans ou moins a lui augmenté de plus de 60%. De plus, la croissance de la population entre 1960 et 2015 s'est concentrée dans des zones très éloignées de la base du Père Noël, en Laponie.»

De quelles options le Père Noël disposait-il pour affronter ces contraintes de livraison croissantes? La première est d'adopter un traîneau plus rapide, mais est rendue impossible par le déclin de la population de rennes et l'augmentation somme toute modeste des performances athlétiques des êtres vivants au fil du temps. Frontier Economics, qui travaille notamment avec des entreprises de distribution, avance donc d'autres possibilités: une navigation plus efficace grâce au GPS; une diminution de la taille moyenne des cadeaux (pas de leur prix...); l'installation de centres régionaux de stockage, par exemple au Brésil, pour éviter d'incessants allers-retours vers la Laponie; l'utilisation du click and collect (le retrait des commandes dans un magasin de proximité), qui permet de mutualiser les livraisons, rendues de toute façon plus difficile par l'absence croissante de cheminées; une mécanisation du chargement du traîneau (tant pis pour les elfes).

Le Père Noël constitue depuis un bon moment déjà un cas d'école des études sur la productivité et le management. En 2013, le site Forbes le qualifiait ainsi d'«homme le plus productif du monde», pointant que, même en admettant une certaine dose de triche de sa part, son travail exigeait «une gigantesque usine de fabrication de jouets, une légion d'ouvriers elfes hyper productifs, une armée de faux Pères Noël et une flotte de rennes inégalée pour doper sa productivité herculéenne».

Slate.fr

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