Tech & internet

Avec WhatsApp, Facebook va dominer le monde

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 11.12.2015 à 11 h 32

Repéré sur Wired

L'application rachetée en 2014 permet à Mark Zuckerberg d'étendre sa toile là où son réseau social marche moins bien.

iOS7 Homescreen blurred (DSC_0719) Jan Persiel via Flickr CC License by

iOS7 Homescreen blurred (DSC_0719) Jan Persiel via Flickr CC License by

Vous avez peut-être récemment vu cette étude de Sandvine, qui affirmait que jusqu'à 70% du trafic internet aux États-Unis était lié au divertissement en temps réel (le streaming audio et vidéo). À eux deux, YouTube et Netflix représentent plus de la moitié du trafic internet fixe, aux États-Unis.

Mais Wired s'est intéressé à un autre aspect de cette étude, l'importance de WhatsApp en Afrique. Selon l'étude, WhatsApp représente presque 11% du trafic de et vers le mobile sur le continent.

Si vous ne connaissez pas WhatsApp, il s'agit d'une application de messagerie via internet, qui permet depuis peu de téléphoner et qui devrait bientôt intégrer les appels vidéo. À la surprise générale, Mark Zuckerberg et Facebook s'étaient offert l'application en 2014, pour 19 milliards de dollars.

Dominer le monde

Et aujourd'hui, ce rachat semble porter ses fruits, indique Wired. Notamment parce qu'avec WhatsApp les gens peuvent communiquer, envoyer des messages, photos et vidéos, sans payer d'énormes sommes aux opérateurs. Pour le magazine spécialisé, «Facebook va passer par WhatsApp pour dominer le monde». En Afrique, ainsi, aucun service, que ce soit YouTube, Facebook, Netflix, ou BitTorrent ne s'approche des chiffres de WhatsApp:

«C'est pour cela que Facebook a acquis WhatsApp. Mark Zuckerberg et son entreprise sont désormais bien implantés dans des zones où le réseau social est moins viable et, en effet, moins populaire. Cela signifie que, plus que jamais, l'entreprise peut récupérer de nouveaux utilisateurs alors qu'ils arrivent en ligne. Et comme les technologies arrivent à maturité dans les pays en voie de développement, Facebook peut maintenant déployer de nouveaux services aux masses. Avec WhatsApp, il a déjà lancé l'appel. Prochaine étape: l'appel vidéo.»

Wired rappelle également qu'entre WhatsApp, Facebook et Instagram, Mark Zuckerberg contrôle près d'un quart du trafic au Moyen-Orient. Ce à quoi il faut rajouter le développement de la vidéo, auquel les utilisateurs du réseau social semblent plutôt adhérer. 

Une forte marge de progression 

Si vous y rajoutez Messenger, Facebook est en train s'étendre une très grande toile un peu partout dans le monde, tout en s'arrangeant pour qu'aucun de ses services ne marche sur les plate-bandes des autres, racontait déjà Wired en juin dernier, quand Facebook lançait la possibilité d'utiliser Messenger sans avoir de compte Facebook:

«Facebook voit les deux comme complémentaires. WhatsApp reste une expérience de message concentrée sur la messagerie, avec de très nombreux utilisateurs en Asie, Amérique du Sud et en Europe. Messenger, à l'inverse, offre plus de fonctionnalités et est plus présent aux États-Unis. En plus de cela, même avec 1,4 milliard d'utilisateurs (en assumant que personne n'utilise les deux services, ce qui est très fortement improbable), les deux applications couvrent tout juste 20% de la population mondiale. Il y a encore beaucoup de place pour les deux pour grandir.»

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