France

Aux régionales en Île-de-France, des candidats changent de département entre les deux tours

Repéré par Aude Lorriaux, mis à jour le 10.12.2015 à 14 h 43

Repéré sur Le Point, Politique Mania, Le Parisien

Un premier tour et puis s’en vont.

chair dance | Bernal Saborio via Flickr CC License by

chair dance | Bernal Saborio via Flickr CC License by

C’est un drôle de jeu de chaises musicales, repéré entre autres par les sites Lepoint.fr et politiquemania.com. En  Île-de-France, entre le premier et le second tour, des candidats ont changé de… département. Pourquoi? Parce que la fusion des listes est un véritable casse-tête électoral. Il faut essayer de réunir sur une même liste des membres de tous les partis qui ont fusionné: PS, Parti radical de gauche (PRG) et Union des démocrates et des écologistes (UDE), ensemble au premier tour, mais aussi le Front de gauche et Europe Écologie Les Verts (EELV), qui s’ajoutent au second, tout en maintenant la parité.

Ainsi, nous avons remarqué que Didier Mignot, qui était candidat du Front de gauche en Seine-Saint-Denis, comme l’atteste le site du ministère de l’Intérieur, est désormais, après les fusions de listes entre le Front de gauche et le Parti socialiste, candidat à Paris, dans l’équipe menée par Marie-Pierre de la Gontrie.

«Magouille électorale»?

Le Point donne d’autres exemples de «téléportation électorale»: «Vanessa Ghiati, ex-troisième sur la liste Front de gauche des Hauts-de-Seine, a été exfiltrée sur un terreau plus fertile, celui du Val-de-Marne. En huitième position, elle ne sera élue qu’en cas de victoire de la liste d’union de la gauche.» Pierre Serne, conseiller municipal à Vincennes, dans le Val-de-Marne, et qui était tête de lise de ce département pour EELV, est «téléporté en tête de la liste du Val-d’Oise».

Un changement opportuniste également remarqué par Le Parisien, et qui ne manque pas d’être exploité par les adversaires. «C’est du tripatouillage et un signe de mépris pour le Val-d’Oise», estime une élue du parti Les Républicains. Jean-Michel Dubois (FN) parle, lui, de «magouille électorale»: «On prend les électeurs pour des naïfs, mais ils sont intelligents et voteront pour les candidats qui connaissent et défendent le mieux leur territoire.» Qui se retrouveront, s’ils sont élus, dans le même conseil régional.

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