Économie

Café, ketchup, préservatifs… Les investisseurs prêts pour l'émergence d'une «classe moyenne mondiale»

Temps de lecture : 2 min

Des compagnies produisant des biens de consommation se font racheter par des investisseurs. Et ce n'est pas par philanthropie.

Café  et Ketchup | Kurtis Garbutt via Flickr CC License by
Café et Ketchup | Kurtis Garbutt via Flickr CC License by

JAB Holding Company a quelque chose avec le café. Cette entreprise luxembourgeoise a acheté au début du mois de décembre 2015 Keurig Green Mountain, une société spécialisée dans la torréfaction et la vente de café, pour 13,9 milliards de dollars. Auparavant, la compagnie avait investi dans Intelligentsia Coffee & Tea (du café), Douwe Egberts (du café néerlandais) ou encore Caribou Coffee (toujours du café).

Forbes explique que si ces achats peuvent donner à JAB, une entreprise qui se «spécialise dans les investissements à long terme», une puissance certaine en maîtrisant toute la chaîne du café, de la production à la vente, ce n'est pas la seule raison. Car JAB, comme d'autres investisseurs, mise aussi sur les préservatifs, le détergent, les condiments. Pourquoi? Pour anticiper «l'émergence de la classe moyenne mondiale», selon Forbes.

L'exemple de Warren Buffett

Selon Euromonitor, cité dans l'article de Forbes, la croissance des dépenses de consommation dans les marchés émergents des pays en développement va aller trois fois plus vite de 2015 à 2030 que dans les marchés développés:

«Une tendance toute aussi bonne pour le café, le détergent et la bière», annonce Forbes.

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En 2013 déjà, Warren Buffett s'était associé au fond 3G Capital pour racheter Heinz, le groupe connu pour sa sauce ketchup, selon cette logique. Un achat à 28 milliards de dollars pour «un potentiel de croissance fort et soutenable, basé sur des standards élevés de qualité», rappelle La Tribune.

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