Monde

Les réfugiés plébiscitent les villes de l'ouest et du nord de l'Allemagne

Temps de lecture : 2 min

Peu restent dans la ville où a été effectuée leur demande d'asile.

À Oberhausen, le 26 novembre 2015 I REUTERS/Ina Fassbender
À Oberhausen, le 26 novembre 2015 I REUTERS/Ina Fassbender

La plupart des réfugiés qui arrivent en Allemagne ne restent pas dans les Länder où leur demande d'asile a été enregistrée. D'après les chiffres que vient de rendre public l'Agence allemande pour l'emploi, qui a analysé les données de 215.000 d'entre eux issus des huit pays les plus représentés (Afghanistan, Érythrée, Irak, Iran, Nigeria, Pakistan, Somalie, Syrie), environ la moitié réside dans seulement 33 des 402 arrondissements que compte l'Allemagne, rapporte le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung:

«Un Afghan sur cinq s'est installé à Hambourg. C'est d'ailleurs dans cette ville que leur proportion est la plus grande, avec 35 Afghans pour 10.000 habitants. Arrive ensuite la ville d'Offenbach, dans la Hesse, avec 25 Afghans pour 10.000 habitants. Les Pakistanais sont surtout surreprésentés dans la région Rhin-Main, en particulier dans l'arrondissement de Groß-Gerau si l'on se rapporte au nombre d'habitants.»

La plupart des demandeurs d'asile s'installent dans les grandes villes situées dans l'ouest et dans le nord de l'Allemagne, comme le montrent les cartes mises en ligne par le quotidien, nationalité par nationalité: à Francfort-sur-le-Main, dans la vaste agglomération de Rhin-Ruhr, à Hanovre, Brême et Hambourg. Et l'écrasante majorité des réfugiés qui sont arrivés par trains entiers en gare de Munich à l'automne dernier ont quitté la Bavière.

300.000 réfugiés disparus dans la nature

Au mois de septembre, le quotidien Die Welt rapportait d'ailleurs le cas d'un train affrété depuis la Bavière avec 518 réfugiés à son bord qui devaient être conduits à Berlin, faute d'hébergements disponibles sur place, duquel 179 passagers étaient descendus avant d'arriver à destination, activant le freinage d'urgence à plusieurs reprises alors que le train traversait la Saxe et la Saxe-Anhalt. Le quotidien tentait d'en expliquer les raisons:

«On sait qu'une partie des réfugiés et des migrants veulent se rendre en Suède ou dans d'autres pays scandinaves et veulent donc éviter d'être enregistrés en tant que demandeurs d'asile en Allemagne. D'autres veulent se rendre dans d'autres villes allemandes parce qu'ils y ont des membres de leur famille et ne veulent donc pas déposer leur demande d'asile à Berlin.»

Les raisons de ces migrations à l'intérieur de l'Allemagne sont en effet évidentes, explique le FAZ: les réfugiés s'installent dans les villes où ils peuvent bénéficier d'un réseau social, où résident leurs proches et à défaut où se trouve une communauté parlant leur langue.

Les données communiquées par l'Agence allemande pour l'emploi ne concernent que les réfugiés qui ont déposé une demande d'asile. L'administration allemande estime à près de 300.000 le nombre de réfugiés dont elle a perdu la trace depuis leur arrivée en Allemagne.

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