Monde

En Irlande, the yes needs the no to win the yes

Temps de lecture : 2 min

«The yes neess the no to win against the no». Jean-Pierre Raffarin imaginait-il la portée prophétique de sa petite phrase lancée lors de la campagne française pour le TCE en 2005? Les électeurs irlandais, appelés à se prononcer par référendum sur le traité de Lisbonne pour la seconde fois depuis juin 2008, lui ont donné raison. Après avoir essuyé un échec il y a quinze mois, le camp du oui semble se diriger cette fois vers une victoire. Et une large assez large, si l'on en croit les premières estimations. «Sur la moitié des bulletins dans la circonscription de Dublin sud, écrit le Irish Times, 73,5% des voix se seraient reportées sur le Oui, contre 62,5% en 2008.

Les leaders de la campagne pour le non, devant un tel raz-de-marée, ont reconnu leur défaite avant même l'ouverture officielle du décompte : le médiatique chef de file de Libertas, a estimé que le résultat était un «oui très convaincant». Le Sinn Fein a accepté la victoire du oui, mais a prévenu ses adversaires de ne pas s'appuyer sur cette victoire: «le résultat de ce vote ne signifie pas que le gouvernement a désormais un mandat pour gérer la Nama et passer son budget».

Les partisans du oui ont manifestement choisi de faire profil bas malgré cette victoire à l'arrachée après une campagne portée par les entrepreneurs iconiques du pays, comme le patron de Ryan Air, la peur de la crise, et des promesses de l'UE concernant les «spécificités celtiques» (interdiction de l'avortement, neutralité militaire, faible taux d'imposition). «De nombreux facteurs expliquent cette victoire, a résumé samedi le ministre des affaires étrangères Micheál Martin, et il est important de reconnaître le rôle central de la réponse généreuse des leaders européens après la défaite de 2008».

Les résultats officiels devraient être connus vers 18h30 à Paris (17h30 locales). Si la victoire du oui se confirme alors, la pression de la ratification passera à l'Est, sur les épaules de présidents polonais et tchèque qui n'ont toujours pas signé le traité censé modifier la prise de décision au sein d'une Union élargie à 27 membres. «La balle est clairement dans leur camp», a estimé le ministre irlandais des affaires européennes.

JH

Image de une: Richard Lenoir / REUTERS

[Lire l'article complet sur le Irish Times].

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