Culture

«Holly», l'héroïne du tube «Walk on the Wild Side» de Lou Reed, est morte

Repéré par Robin Verner, mis à jour le 07.12.2015 à 19 h 50

Repéré sur Quartz, Newser

Holly Woodlawn, icône transgenre, avait été repérée par Andy Warhol.

Holly Woodlawn en 2007 | Angela George via Wikimedia CC License by

Holly Woodlawn en 2007 | Angela George via Wikimedia CC License by

Holly Woodlawn, célèbre personnalité transgenre américaine, vient de mourir des suites d’un cancer. Quartz s’est fait l’écho de sa vie hautement romanesque. Elle est née de sexe masculin à Puerto Rico, portant alors le nom peu commode de Haroldo Santiago Franceschi Rodriguez Danhakl. Mais c’est à Miami qu’Haroldo grandit. 

Enfin, pour peu de temps car à 15 ans, alors que son goût pour la fête est plus aiguisé que celui pour les études, Haroldo suit des Cubaines jusqu’à New York. C’est là qu’il devient «elle» et adopte l’identité d’Holly Woodlawn. S’ensuivent quelques années de galère et de bohème. En 1968, Woodlawn perce en intégrant la bande interlope de la Factory, atelier de l’artiste expérimental Andy Warhol

Le promoteur du Pop Art et du cinéma pour le moins conceptuel lui fait alors rencontrer les bonnes personnes et elle joue en 1970 la petite-amie frustrée d’un héroïnomane dans le Trash de Paul Morrissey. En 1971, elle tourne devant la caméra de Warhol dans Women in Revolt. Mais sa carrière ne décolle pas et elle reviendra en Floride pour gagner sa vie dans la franchise de restaurants Benihana. Dans les années 1990, Holly Woodlawn se rend à Hollywood où elle passe la tête dans quelques films ou épisodes de série à l’occasion de caméos.

Mise en chanson grâce à Warhol

Mais c’est pour une toute autre raison qu’Holly Woodlawn a pu trouver une petite place auprès du grand public: elle est la «Holly» qui ouvre le succès de Lou Reed, Walk on the wild side. Newser nous apprend d’ailleurs que l’ancien leader du Velvet Underground, qui ne connaissait pas personnellement Woodlawn à ce moment là, s’est entendu suggérer l’idée de parler d’Holly par Andy Warhol, autour duquel Lou Reed a lui aussi longtemps gravité. Cette chanson, qui sonne comme une ballade guillerette et sifflotante, aborde une galerie de personnages embarqués dans diverses aventures sexuelles et toxicomanes. Et Holly Woodlawn a eu droit aux honneurs du premier couplet:

«Holly came from Miami FLA, 
Hitch-hiked her way across USA, 
Plucked her eyebrows on the way,
Shaved her legs and then he was a she, 
She says: «Hey babe, take a walk on the wild side»

C’est-à-dire en français:

«Holly est venue de Miami en Floride,
Elle a fait du stop à travers les États-Unis,
Elle a arraché ses sourcils sur la route,
Elle a rasé ses jambes, et du coup «il» est devenu un «elle»,
Elle dit: «Chéri, viens faire un tour du côté sauvage».

Mais c’est encore le grand Lou Reed qui vous le racontera le mieux. 

 

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