Monde

Quand al-Qaida appelait ses adeptes à exploiter la loi américaine sur le port d’arme

Repéré par Daphnée Leportois, mis à jour le 07.12.2015 à 16 h 22

Repéré sur Slate.com

Dans une vidéo de 2011, un conseiller de Ben Laden rappelait à quel point se procurer une arme à feu sur le territoire américain était facile.

Armes saisies après la fusillade du 2 décembre de San Bernardino, en Californie | REUTERS/San Bernardino County Sheriffs Department

Armes saisies après la fusillade du 2 décembre de San Bernardino, en Californie | REUTERS/San Bernardino County Sheriffs Department

Selon les premiers éléments de l’enquête, la piste terroriste n’est pas à écarter dans la fusillade du 2 décembre à San Bernardino, en Californie. Et si Tashfeen Malik, la tireuse, abattue par la police, aurait prêté allégeance à l’État islamique, notre confrère Joshua Keating écrit sur Slate.com qu’il est possible que le couple de tireurs ait suivi des conseils d’al-Qaida, pourtant groupe rival de Daech, dans la préparation de la fusillade.

Joshua Keating rappelle en effet que, dans une vidéo de propagande, en anglais, datant de 2011, Adam Gaghan, un Américain devenu conseiller auprès de Ben Laden, exhortait les adeptes de l’organisation vivant en Occident à mener des actions là où ils vivaient contre les hérétiques et surtout rappelait à quel point il était facile de se procurer une arme aux États-Unis:

«L’Amérique est remplie d’armes à feu facilement accessibles. Vous pouvez aller dans une exposition d’armes à feu dans un centre de convention et en sortir avec un fusil d’assaut automatique sans vérification de vos antécédents et probablement sans avoir à montrer de carte d’identité. Donc qu’est-ce que vous attendez?»

Contrairement aux Républicains, qui soit, comme nous vous le rappelions le lendemain de la fusillade de San Bernardino, adressent simplement leurs «prières» aux victimes en recevant hypocritement des chèques de la NRA, le lobby américain pro-armes, pour financer leur campagne, soit appellent à chaque attentat à élargir le port d’arme, le président Obama souhaite de son côté un contrôle des armes plus strict. Malgré cette volonté présidentielle et la constante et douloureuse demande des familles des victimes de fusillade d’une législation plus rigoureuse, depuis janvier 2015, il y a plus d’une fusillade de masse par jour aux États-Unis.

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