Science & santé

Combien la destruction des deux Étoiles noires a-t-elle coûté à l'économie galactique?

Repéré par Christophe-Cécil Garnier, mis à jour le 04.12.2015 à 13 h 09

Repéré sur ArXiv, Centives

Luke Skywalker, Han Solo et consorts ont-ils pensé aux conséquences économiques de leurs actes?

L'Étoile de la Mort dans Star Wars: Le Retour du Jedi | Serious Cat via Flickr CC License by

L'Étoile de la Mort dans Star Wars: Le Retour du Jedi | Serious Cat via Flickr CC License by

«Ce n'est pas une lune.» Obi-Wan Kenobi et Han Solo étaient bien incrédules lors de la découverte de l'Étoile Noire, la station de combat spatiale de l'Empire. Forcément, lorsque l'Alliance rebelle détruit la base sidérale dans le premier film, puis sa jumelle –l'Étoile de la Mort– encore en construction dans Star Wars: Le Retour du Jedi, on est soulagé de voir qu'un tel engin pouvant provoquer la destruction d'une planète est hors d'état de nuire.

Cependant, un élément non envisagé par tous les soutiens de l'Alliance rebelle –outre le fait que la destruction des bases spatiales a provoqué la mort de milliers de personnes– est la conséquence économique de ces deux événements. Le professeur Zachary Feinstein, de l'université Washington de Saint-Louis, a longuement étudié la question et son analyse a été publiée sur le site ArXiv (une archive de prépublication d'articles scientifiques).

Le professeur imagine à partir de fait précis la santé économique de la galaxie et son système financier lors de la période impériale. En partant du calcul du site Centives qui établit le coût d'une telle station à 852 quadrillions de dollars (un quadrillion est égal à mille trilliards), soit 13.000 fois le PIB mondial, Zachary Feinstein calcule ensuite le coût des deux engins de destruction. La facture passe à 419 quintillions de dollars (un quintillion est égal à un million de quadrillions) en prenant en compte les coûts de recherche et développement.

L'impact sur le «produit galactique brut»

Pour connaître l'impact de la construction de telles bases sidérales sur l'économie galactique, le professeur calcule ensuite le «produit galactique brut» (PGB). Pour cela, il se base sur le coût qu'a pu avoir un projet similaire: le projet Manhattan, qui a permis le développement de la bombe atomique (les États-Unis apprécieront, au passage, d'être comparés au régime de l'empereur Palpatine). Le coût du projet ayant été de 0,21% sur le PIB américain, il en déduit que le produit galactique brut est de 92 sextillions de dollars (un sextillion est égal à un million de quintillions) sur les vingt ans de la période impériale.

Un des tableaux de l'étude du professeur Feinstein, qui montre les coûts du Projet Manhattan (en millions) et le PIB américain sur la période (en milliards). 

Les deux stations spatiales ont donc coûté beaucoup (beaucoup!) d'argent, même si ce ne sont pas des dollars qui sont utilisés dans l'univers de Star Wars. On peut donc imaginer la stupeur des marchés financiers et des banques à la suite de la deuxième destruction de la station. 

Une dépression économique «aux proportions astronomiques»

En effet, Feinstein avance que certaines banques galactiques ont forcément financé une partie des coûts de l'Étoile Noire et de l'Étoile de la Mort (le professeur estime d'ailleurs que Palpatine est un leader «fiscalement conservateur», et qu'il n'y a pas d'autres dettes pour l'Empire). Ces dernières se retrouvent dans une situation peu enviable, d'autant qu'il n'y a plus de gouvernement central avec la mort de l'Empereur Palpatine.

Pour éviter une dépression économique «aux proportions astronomiques», selon l'auteur de l'étude, l'Alliance rebelle, nouvelle structure gouvernementale de la galaxie, devrait effectuer un plan de sauvetage «d'au moins 15%, et probablement plus 20%, du produit galactique brut» (on vous laisse faire le calcul), pour éviter l'effondrement de l'économie de la galaxie, conclut le professeur Feinstein. 

Cependant, les rebelles étant toujours présentés comme une bande de combattants courageux sans les moyens de l'Empire, il est peu probable qu'ils aient les moyens de renflouer cette somme.

Qui sait? Peut-être cette catastrophe économique tant redoutée est un des éléments du scénario du prochain Star Wars: Le Réveil de la Force

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