Monde

Un rapport épingle de graves brèches dans la sécurité du président Obama

Repéré par Lorenzo Calligarot, mis à jour le 04.12.2015 à 12 h 38

Repéré sur Washington Post

Le Secret Service est sous le feu des critiques des membres de la Chambre des représentants.

Le président Obama embarque pour Miami sous la surveillance d’un agent le 11 octobre 2010 REUTERS / Larry Downing

Le président Obama embarque pour Miami sous la surveillance d’un agent le 11 octobre 2010 REUTERS / Larry Downing

Il y a les scandales qui avaient publiquement entamé le prestige du Secret Service américain. Et ceux qui étaient restés cachés jusque-là. Certains se souviennent peut-être qu'en avril 2012, plusieurs agents chargés de la sécurité du président Obama avaient profité d’un voyage diplomatique en Colombie pour solliciter les services de plusieurs prostitués à Carthagène ou que, deux ans plus tard, trois agents de ce même service avaient été renvoyés après avoir un peu trop goûtés aux joies d’Amsterdam –un sera même retrouvé «ivre mort» dans un hall d’hôtel. Mais ce n'était que la partie émergée de l'iceberg. Outre ces deux affaires très médiatiques, le Washington Post met en lumière le rapport d'un comité de la Chambre des représentants du Congrès américain qui n’hésite pas à qualifier le Secret Service «d’agence en crise».

Ces dix dernières années, ce ne sont pas moins de 143 abus qui auraient été notifiés. Un homme avec un casier judiciaire bien fourni qui monte armé dans le même ascenseur qu’Obama, un autre qui réussit à entrer dans une zone sécurisée en se faisant passer pour un membre du Congrès, un autre qui entre dans un hôtel où séjourne Obama sans que ses bagages soient fouillés ou qu'on ne vérifié s'il est armé… Les affaires sont nombreuses et le rapport de 438 pages met autant en cause l’ambiance générale qui règne dans le service que l’impossibilité de réformer ce dernier: «Les derniers échecs du Service ne sont pas une série d'actes isolés, mais le produit d'une culture interne rétive à toute forme de changement», peut-on lire par exemple dans le rapport. Celui-ci épingle notamment un management plus enclin à couvrir les éventuelles erreurs qu'à tenter d'y remédier.

Le président du comité de surveillance Jason Chaffetz est inquiet mais espère néanmoins que la divulgation de ce rapport permettra de faire changer les choses au sein de l’administration Obama: «La situation se tend chaque jour. Le moral des agents ne fait que baisser, le nombre des démissions augmente, les dérogations aux normes de discipline et de sécurité se multiplient», a-t-il déclaré dans des propos rapportés par l'International Business Times. Le rapport alerte, enfin, sur la sécurité des candidats à la présidentielle 2016, qui pourrait s'avérer problématique.

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